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La France "consternée" par les propos de l'ambassadeur de Chine sur la Crimée

Paris a exprimé, samedi soir, sa "consternation" après que l'ambassadeur de Chine en France a nié la souveraineté des pays issus de l'Union soviétique et a questionné l'appartenance de la Crimée à l'Ukraine. Par ailleurs, l'ancien président et Premier ministre russe Dmitri Medvedev a menacé le G7 de mettre fin à l'accord céréalier. Voici le fil du 23 avril. 

Cette page n'est plus actualisée. Pour retrouver notre couverture de la guerre en Ukraine, cliquez ici.

  • 1 h 38 : les dépenses militaires en Europe au plus haut depuis la guerre froide

Les dépenses militaires en Europe ont redépassé en 2022 leur niveau de la fin de la Guerre froide, avec une progression record dopée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie, selon un rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).

Le Vieux continent a dépensé, après déduction de l'inflation, 13 % de plus pour ses armées au cours de cette année marquée par l'invasion russe de l'Ukraine, selon le rapport. À elle seule, l'Ukraine a multiplié par sept ses dépenses, qui ont bondi à 44 milliards de dollars (40 milliards d'euros) – soit un tiers de son PIB. Et ce sans compter plusieurs dizaines de milliards de donations d'armement venues de l'étranger, précise le Sipri. Les dépenses russes ont, elles, progressé de 9,2 %, selon ses estimations.

Ces dépenses européennes, qui ont atteint 480 milliards de dollars (436,7 milliards d'euros) en 2022, ont déjà augmenté de plus d'un tiers en dix ans, et la tendance devrait continuer à s'accélérer dans la prochaine décennie.

  • 21 h 47 : les États-Unis partagent des informations avec les banques européennes sur les moyens utilisés par la Russie pour échapper aux sanctions

Les États-Unis ont déclaré dimanche avoir partagé des informations avec des banques européennes, des responsables gouvernementaux et des chefs d'entreprise afin de mettre un terme aux tactiques utilisées par la Russie pour tenter de contourner les sanctions occidentales.

Brian Nelson, le sous-secrétaire du département américain du Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, a organisé la semaine dernière des réunions d'information en Suisse, en Autriche, en Allemagne et en Italie afin de promouvoir un contrôle plus efficace des sanctions imposées à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a indiqué le Trésor dans un communiqué.

  • 15 h 42 : Moscou "ne pardonnera pas" à Washington le refus de visas aux journalistes russes accompagnant Lavrov à l'ONU

Moscou "ne pardonnera pas" aux États-Unis leur refus de délivrer des visas aux journalistes russes accompagnant le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lundi et mardi à l'ONU, a affirmé, dimanche 23 avril, le ministre avant son départ vers New York.

"Nous n'oublierons pas, nous ne pardonnerons pas", a mis en garde Sergueï Lavrov face à la presse, dénonçant une décision "stupide" et "lâche" de Washington. 

  • 15 h 34 : la France promet des bateaux, des autobus et des rails à l'Ukraine 

Le gouvernement français a promis de fournir des bateaux, des autobus et des rails de chemin de fer à l'Ukraine, dont les infrastructures de transport ont été gravement endommagées par l'invasion russe. 

Le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, qui a conclu dimanche une visite de quatre jours en Ukraine, a appelé les entreprises françaises, "dès maintenant", à "être au rendez-vous, notamment dans le secteur des transports". 

  • 14 h 17 : Medvedev menace le G7 de mettre fin à l'accord céréalier 

L'ancien président et Premier ministre russe Dmitri Medvedev a menacé, dimanche, de mettre fin à l'accord sur les exportations de céréales à partir des ports de la mer Noire si le G7 décidait de restreindre drastiquement ses exportations vers la Russie.  

L'agence de presse japonaise Kyodo, citant des sources gouvernementales nippones, a rapporté cette semaine que les pays du G7 réfléchissaient à une interdiction quasi totale des exportations à destination de la Russie. 

  • L'Ukraine fustige une "version absurde" de l'histoire de la Crimée

Kiev a dénoncé, dimanche, une "version absurde" de l'histoire de la Crimée, annexée en 2014 par la Russie, après des propos polémiques de l'ambassadeur chinois en France, qui a questionné l'appartenance de la péninsule à l'Ukraine. 

"Il est étrange d'entendre une version absurde sur ‘l'histoire de la Crimée’ de la part d'un représentant d'un pays scrupuleux au sujet de son histoire millénaire", a lâché sur Twitter Mykhaïlo Podoliak, conseiller à la présidence ukrainienne. 

All post-Soviet Union countries have a clear sovereign status enshrined in international law. Except for Russia, which fraudulently took a seat in the UN Security Council. It is strange to hear an absurd version of the "history of Crimea" from a representative of a country that…

— Михайло Подоляк (@Podolyak_M) April 23, 2023
  • 7 h 06 : Kiev prépare sa contre-offensive et recrute des volontaires dans sa "brigade d'assaut"

Après avoir résisté tout l'hiver aux attaques russes sur le front Est, les forces ukrainiennes préparent une contre-offensive pour le printemps ou l'été. Rencontre avec les nouvelles recrues de la "brigade d'assaut" dans ce reportage de France 2.

La France "consternée" par les propos de l'ambassadeur de Chine sur la Crimée
  • 1 h 49 : la France se dit “consternée” par des propos de l'ambassadeur de Chine à Paris 

La France a exprimé, samedi soir, sa "consternation" après des propos de l'ambassadeur de Chine en France, qui a nié la souveraineté des pays issus de l'Union soviétique et a questionné l'appartenance de la Crimée à l'Ukraine. 

Interrogé vendredi soir sur la chaîne française LCI, Lu Shaye a estimé que les pays de l'ex-URSS "n'ont pas le statut effectif dans le droit international parce qu'il n'y a pas d'accord international pour concrétiser leur statut de pays souverain". 

  • L'essentiel de la journée du 22 avril  

Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé l'expulsion de "plus de vingt" diplomates allemands, en représailles, selon lui, à une mesure similaire prise par Berlin. L’Allemagne n’a pas confirmé l’information.  

Par ailleurs, au moins cinq missiles russes ont frappé, samedi soir, la ville de Kharkiv et ses environs, dans l'est de l'Ukraine, endommageant des bâtiments civils, ont rapporté les autorités locales. 

Avec AFP et Reuters