
Le Paris Saint-Germain a décroché sa première victoire en Ligue 1 depuis deux mois en écrasant Sochaux à Bonal (4-1). Le club parisien remonte ainsi au dixième rang du classement.
AFP - Une semaine après le report du 'clasico' et la révélation de cas de grippe H1N1 dans son effectif, le PSG, qui ne s'était plus imposé depuis le 30 août, a renoué avec le succès en écrasant Sochaux à Bonal (4-1), s'évitant ainsi une crise sportive, dimanche lors de la 12e journée de L1.
Pour les Parisiens, la victoire était impérative après les soubresauts de ces derniers jours et surtout un début de saison plus que mitigé. Dominateurs tout au long de la partie, les troupes d'Antoine Kombouaré ont facilement cueilli des Sochaliens particulièrement décevants grâce à un but de renard de Clément, qui a repris de près un penalty litigieux d'Erding repoussé par Richert (36e), et trois réalisations signées Chantôme (57e), Erding (75e) et Luyindula (87e).
Quatre actions qui permettent au club de la capitale de respirer (10e avec un match en moins) et d'évacuer une pression qui commençait à se faire insistante autour des joueurs et de leur entraîneur. "Nous glissons dangereusement" avait ainsi déclaré Kombouaré samedi, souhaitant "une révolte" après deux mois de vaches maigres.
Le message a été entendu et le technicien parisien a surtout pu constater que son changement tactique (un 4-2-3-1 avec Sessegnon au poste de meneur de jeu, Luyindula à gacuhe, Jallet à droite, Erding en pointe) avait redonné une certaine cohérence au jeu de son équipe, jusque-là bien terne. Et comme un symbole, ce renouveau du PSG coïncide avec le retour d'Erding après deux mois d'absence sur blessure (épaule gauche).
Le réveil de Sessegnon
Sans son attaquant turc, Paris avait été incapable de gagner le moindre match et le voilà relancé comme par magie alors que le déplacement à Sochaux n'avait rien d'une évidence, les Lionceaux restant sur trois succès d'affilée avec notamment un exploit à Lyon.
Bien que manquant de rythme, Erding a rempli à merveille son rôle d'unique attaquant dans un registre qui est habituellement celui de Hoarau (indisponible pour une blessure au genou). Même son penalty manqué n'a pas gâché le retour gagnant du Turc sur la pelouse de son club formateur, un but typique d'avant-centre, son 3e en L1, venant couronner son intense activité.
Mais l'évolution tactique voulue par Kombouaré a surtout eu le mérite de placer Sessegnon dans les conditions optimales. Positionné enfin comme un vrai N.10, le Béninois a distribué le jeu à merveille et aurait même pu trouver l'ouverture sans une certaine maladresse (16e, 46e).
Le réveil de Sessegnon, une des grosses déceptions côté parisien depuis l'entame du championnat, tombe en tout cas à point nommé avant la réception de Nice, samedi au Parc des Princes, et permet surtout au PSG de renouer avec ses ambitions du début de saison.