Après une progression de presque 13 % sur les sept dernières séances, les prix du pétrole marquent une pause à l'ouverture des échanges à New York, après un pic à plus de 79 dollars le baril.
AFP - Les prix du pétrole se stabilisaient lundi à l'ouverture des échanges à New York, après un pic à plus de 79 dollars, dans un marché toujours dominé par les inquiétudes autour de l'affaiblissement de la monnaie américaine.
Vers 13H05 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre s'échangeait à 78,52 dollars, en recul de 1 cent par rapport à la clôture de vendredi.
Les cours ont progressé sur les sept dernières séances, sur lesquelles il a pris plus de neuf dollars, soit presque 13%. Ils ont touché dans la nuit de dimanche à lundi 79,05 dollars, leur plus haut niveau depuis octobre 2008, avant de se replier modestement.
"Certains opérateurs qui avaient spéculé à la hausse prennent quelques profits", a observé Phil Flynn, de PFG Best Research. "Mais le marché ne peut ignorer la faiblesse du dollar, c'est ce qui dirige le marché" du pétrole, a-t-il ajouté.
"Les 80 dollars sont à portée, on va sûrement tester ce niveau d'ici la fin de la semaine", a-t-il avancé.
La devise américaine évoluait en légère baisse lundi, proche de ses plus bas niveaux depuis 14 mois face à l'euro, qui se maintenait à plus de 1,49 dollar.
L'affaiblissement ces dernières semaines du billet vert pousse les investisseurs à acheter des matières premières pour se protéger contre une perte de valeur de leurs avoirs. Pour les acheteurs munis d'autres devises en outre, cela rend le brut plus attractif.
"Une grande partie de l'attention du marché s'est portée sur les raisons +non-fondamentales+ qui justifient la hausse des prix, mais selon nous, l'apaisement des inquiétudes quant à la reprise économique mondiale et l'amélioration des statistiques pétrolières ont contribué à ce mouvement", ont estimé les analystes de Barclays Capital.
"Les poches d'extrême faiblesse de la demande aux Etats-Unis et au Japon voient leur situation s'améliorer, et la demande en Chine et en Inde est en train de se reprendre de manière robuste", ont-ils expliqué. "En même temps, les stocks pétroliers se réduisent dans le monde".