![BNP Paribas visée par une nouvelle enquête pour complicité de crimes contre l’humanité BNP Paribas visée par une nouvelle enquête pour complicité de crimes contre l’humanité](/data/posts/2022/07/25/1658759896_BNP-Paribas-visee-par-une-nouvelle-enquete-pour-complicite-de-crimes-contre-l-humanite.jpg)
Une information judiciaire a été ouverte, en août, à Paris, à l'encontre de la banque BNP Paribas, pour complicité de crimes contre l'humanité commis au Soudan, a révélé, jeudi 24 septembre, une ONG. L'Établissement est déjà visé par une enquête liée au génocide au Rwanda.
Une information judiciaire a été ouverte, à Paris, à l'encontre de la banque française BNP Paribas, accusée par plusieurs ONG de "complicité de crimes contre l'humanité" commis au Soudan , a annoncé, jeudi 24 septembre, la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) sur Twitter.
"C'est une excellente nouvelle pour les victimes, et un pas supplémentaire vers une enquête pénale sur la responsabilité de la BNP qui a servi de banque centrale de facto aux autorités soudanaises, au plus fort du génocide au Darfour, alors sous embargo", ajoute l'ONG.
Cette information judiciaire a été ouverte le 26 août, au tribunal de Paris, pour "complicité de crimes contre l'humanité, de génocide et d'actes de torture et de barbarie", près d'un an après le dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile par la FIDH, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et neuf militants soudanais ayant fui leur pays, a confirmé à l'AFP une source judiciaire.
????Le 16/09/19, 9 victimes soudanaises, avec le soutien de la FIDH et @ExpediteJustice, ont porté plainte contre @BNPParibas pour complicité présumée de crimes contre l’humanité, tortures et génocide, et crimes financiers.
➡️Le 22/09/2020, une information judiciaire a été ouverte. pic.twitter.com/swv74Gcaur
????Le 16/09/19, 9 victimes soudanaises, avec le soutien de la FIDH et @ExpediteJustice, ont porté plainte contre @BNPParibas pour complicité présumée de crimes contre l’humanité, tortures et génocide, et crimes financiers.
➡️Le 22/09/2020, une information judiciaire a été ouverte. pic.twitter.com/swv74Gcaur
La plainte avec constitution de partie civile entraîne quasi-automatiquement la désignation d'un juge d'instruction pour mener les investigations.
La première banque européenne, déjà visée par une enquête pour complicité de crimes contre l'humanité lors du génocide au Rwanda, est accusée par les plaignants de ne pas avoir respecté l'embargo contre le régime d'Omar el-Béchir, destitué en 2019.
Elle s'est ainsi, selon eux, rendue complice de crimes commis entre 2002 et 2008, en particulier au Darfour, région meurtrie depuis par une guerre civile qui a fait plus de 300 000 morts, selon l'ONU.
Avec AFP