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Le Parti socialiste "prend acte" des explications de Mitterrand

Après avoir demandé la démission du ministre de la Culture, Benoît Hamon, porte-parole du PS, a estimé que les explications de Frédéric Mitterrand sur TF1 jeudi soir étaient "claires", et qu'il pouvait "sans doute" rester au gouvernement.

AFP - Le porte-parole du PS Benoît Hamon a pris acte vendredi des explications du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand sur le tourisme sexuel la veille sur TF1 mais il a jugé que cette "affaire laissera des traces".

"Dont acte, c'était une déclaration qui était attendue de la part d'un ministre qui a longtemps entretenu l'ambiguïté sur ce sujet dans les déclarations qu'il avait faites autour de son livre ("La mauvaise vie", ndlr)", a déclaré M. Hamon sur RTL.
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Le Parti socialiste "prend acte" des explications de Mitterrand

"Il s'explique mais jusqu'ici, reconnaissons que Frédéric Mitterrand c'est un parangon d'ambiguïté", a-t-il ajouté mettant en cause la manière dont le ministre de la Culture avait "parlé des 'garçons'" dans son récit.

Frédéric Mitterrand "a eu des déclarations extrêmement claires hier, c'est incontestable", a reconnu le porte-parole du PS. Mais il dénoncé "l'amalgame" fait selon lui par le ministre de la Culture entre "les mots scabreux de l'extrême droite" et l'indignation de ceux "qui s'étaient exprimés contre l'exploitation sexuelle".

Selon M. Hamon, cette affaire "laissera des traces" et "c'était au président de la République de s'expliquer".

"On nous dit que nous sommes populistes parce que nous aurions mis en cause Frédéric Mitterrand mais moi je suis un Républicain" et "je réclame que personne ne soit au-dessus de la loi", a-t-il dit.

Il a affirmé s'être "exprimé en tant que porte-parole du PS mais pas au nom de tout le Parti socialiste" reconnaissant notamment avoir "un désaccord" avec  Bertrand Delanoë. Le maire de Paris avait dénoncé jeudi une "offensive populiste" contre Frédéric Mitterrand.

Affirmant avoir le soutien de la première secrétaire Martine Aubry, M.Hamon a jugé "honteux" qu'on l'accuse d'avoir suivi le Front national. "Moi j'assume la totalité de mes propos depuis le début jusqu'à la fin" et "je reste un homme debout", a-t-il lancé.