
La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé dimanche être candidate à la mairie de Paris. Elle remplace Benjamin Griveaux en tant que tête de liste LREM. Le député et médecin Olivier Véran la remplace à son ministère.
Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, va remplacer Benjamin Griveaux dans la course à la Mairie de Paris, annonce dimanche 16 février l'AFP. Ce dernier avait retiré sa candidature après la diffusion sur Internet de vidéos à caractère sexuel.
"J'y vais pour gagner", a déclaré la nouvelle candidate, qui a été sollicitée pendant plusieurs jours par nombre de "marcheurs" et partenaires de La République en marche (LREM) dans la bataille de Paris.
Agnès Buzyn doit remettre sa démission du gouvernement dès dimanche soir au Premier ministre, Édouard Philippe. L'Élysée a annoncé dans la soirée le nom de son remplaçant : le médecin et député LREM de l'Isère, Olivier Veran.
Médecin de formation, spécialisée en hématologie, Agnès Buzyn, 58 ans, est l'une des pièces maîtresses du gouvernement, où elle gère de lourds dossiers comme l'épidémie du coronavirus, la réforme des retraites – dont l'examen commence lundi à l'Assemblée nationale – ou encore la crise hospitalière.
Considérée comme une ministre "technicienne" mais populaire auprès du grand public, elle devra faire preuve d'un sens politique éprouvé pour relancer la dynamique de la campagne de LREM à Paris, déjà très compromise.
Avant son retrait de la course à la Mairie de Paris, Benjamin Griveaux pointait en effet à la troisième position dans les sondages, derrière Anne Hidalgo (Parti socialiste) et Rachida Dati (Les Républicains).
Villani a du "respect et de l'estime pour Agnès Buzyn" mais...
Un temps pressenti pour reprendre l'investiture LREM alors qu'il avait fait le choix de mener une candidature dissidente, Cédric Villani a salué sur BFMTV la décision d'Agnès Buzyn pour qui il a "du respect et de l'estime", lui souhaitant la bienvenue dans la course à la Mairie de Paris.
Cependant, le candidat a souligné que "pour [sa] part, la campagne se déroule depuis des mois" et que "[son] projet se construit". Un projet qui "est le meilleur" et qui "mettra de l'ordre dans le bazar actuel".
L'entourage de Cédric Villani, lui, se montre beaucoup moins diplomate dans des déclarations à Reuters : "Après de longs conciliabules, l'appareil LREM finit par choisir une candidate qui n’aura que quatre semaines pour se plonger dans les dossiers parisiens. Ce choix fragilise l'exécutif en pleine crise sanitaire, au détriment d'un rassemblement et d'une victoire possible derrière Cédric Villani. Cette décision est une nouvelle fois incompréhensible pour deux tiers des Parisiens qui espèrent l’alternance."
Avec AFP et Reuters