
A la une de la presse ce matin : une mobilisation en baisse en France avant la présentation de la réforme des retraites, un verdict qui ne plaît pas en Algérie et une prix Nobel de la paix devant la Cour internationale de justice.
La presse française revient largement ce matin sur la mobilisation de mardi contre la réforme des retraites. Moins de monde dans les rues et Le Figaro ne manque pas de le souligner, notant que la contestation faiblit. L'Humanité de son côté se veut plus combattif et parle du début d'un bras de fer entre les syndicats et le gouvernement. Libération enfin propose un reportage au sein des cortèges et donne la parole aux syndicalistes. Ce dernier promet une mobilisation plus forte après l'annonce du projet de réforme.
En Algérie, El Watan évoque la condamnation de deux anciens Premiers ministres du président Bouteflika. Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, qui ont écopé respectivement de 15 et 12 ans de prison pour des faits de corruption. Une sanction trop clémente pour beaucoup qui dénoncent le rôle des juges. De son côté, Al-Quds al-Arabi se penche sur l'élection présidentielle à venir jeudi prochain. Pour le quotidien panarabe il y a trois choix qui s'offrent à l'Algérie : la concertation réelle, une élection sans portée, ou une répression accrue.
Enfin, le Myanmar Times évoque la convocation d'Aung San Suu Kyi devant la Cour Internationale de Justice de La Haye. La dirigeante birmane doit répondre des accusations de l'armée birmane contre la minorité musulmane Rohingya. The Irrawaddy, journal de l'opposition birmane, se désole des revirements de l'ancienne prix Nobel de la paix. Cette dernière a suscité beaucoup d'espoir, mais n'a rien fait et se retrouve aujourd'hui accusée du "génocide" des Rohingyas.