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À la une de la presse française, mercredi 12 décembre, la fusillade, mardi soir, sur le marché de Noël de Strasbourg. Une attaque qui a fait au moins trois morts et une dizaine de blessés.

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À la une de la presse, la fusillade, mardi soir, sur le marché de Noël de Strasbourg, en France, une attaque qui a fait au moins trois morts et 13 blessés, selon le dernier bilan ddonné mercredi à 11  h . La préfecture avait communiqué dans la matinée un bilan révisé erroné faisant état de deux morts et 14 blessés.

"Fusillade mortelle à Strasbourg", annonce le journal L’Alsace, qui indique que l’auteur de cette attaque est toujours recherché, après avoir agi autour de 20h, mardi soir, à l'heure où le marché de Noël, placé sous haute sécurité, était en train de fermer. "Terreur à Strasbourg", titrent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, qui livrent les récits de plusieurs témoins, dont celui d’ une habitante, qui dit avoir croisé un homme armé d’un "fusil d’assaut". "Je quittais le marché de Noël lorsque j’ai croisé des gens qui couraient en criant  : 'Fuyez  ! '. J’ai alors tourné la tête et j’ai vu un homme accroupi, avec une parka noire et une tenue de camouflage, qui pointait (son fusil) vers la rue du Temple-Neuf (située dans la "Grande Ile", le centre historique de Strasbourg). Quand j’ai vu le fusil, j’ai dit à mes amis de courir".

"Le marché de Noël attaqué", titre L’Est Eclair, avec l’image des premiers secours arrivant sur place. Une photo semblable à celle que l’on retrouve du côté de Presse Océan, qui montre cette fois l'évacuation des victimes quelques instants plus tard. Des militaires en armes et des policiers ont aussi rapidement afflué vers les lieux, bouclant totalement la zone, invitant les passants à se mettre à l’abri, et les habitants à rester confinés. Des soldats du dispositif Sentinelle, que l’on voit à la une du journal L’Union, titrée "Strasbourg frappé au cœur", ont riposté. "Le carnage de Strasbourg", fait également la une de La Provence, qui annonce qu’une enquête antiterroriste a été ouverte.

Mercredi  matin, l’auteur présumé de cette attaque était toujours recherché. D’après Le Parisien, il aurait agi seul, et aurait été blessé lors de la riposte des soldats de Sentinelle. Cet homme, apparemment identifié sur des vidéos, serait un individu de 29   ans, né à Strasbourg, connu et incarcéré pour des faits de droit commun, notamment de braquage. Radicalisé et fiché S, pour sûreté de l’État, il devait être interpellé hier matin, dans une affaire d’homicide, selon le journal. Mais quand les gendarmes sont arrivés chez lui, il n’y était pas. Des grenades auraient été retrouvées lors de la perquisition. Ces informations sont confirmées par Les Dernières Nouvelles d’Alsace, qui livrent ce matin une photo du suspect, confirmée par une source policière.

Le Figaro rappelle que cette fusillade intervient alors que la France vit toujours sous "une menace terroriste élevée depuis la vague d’attentats djihadistes de 2015", et précise que la fusillade d’hier a provoqué le déclenchement du troisième niveau du plan Vigipirate, le niveau "urgence attentat", le plus élevé. Le Figaro, qui rappelle aussi que Strasbourg avait déjà été visée par les djhadistes d’Al-Qaïda en décembre 2000. À l’époque, une cellule terroriste qui préparait des attentats avait été démantelée juste avant de pouvoir passer à l’acte. Selon le journal, c’est aussi à Strasbourg qu’ont été arrêtés, en novembre 2016, plusieurs individus qui planifiaient un attentat pour le 1er décembre suivant, contre une ou plusieurs cibles, en région parisienne, cette fois.

Quelques heures à peine après cette attaque, plusieurs polémiques ont déjà surgi. D’après Les Dernières Nouvelles d’Alsace, le premier à dégainer a été le patron des Républicains, Laurent Wauquiez, qui a tweeté   : "Combien d’attentats par des fichés S devons-nous encore subir avant d’adapter notre droit à la lutte contre le terrorisme   ? Qu’attendons-nous pour enfin livrer bataille pour éradiquer l’intégrisme qui nous a déclaré le guerre   ?". La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, lui a vite emboîté le pas, en mettant en cause "la politique contre le terrorisme manifestement défaillante".

Le site de L’Obs rapporte quant à lui que des groupes Facebook de Gilets jaunes ont rapidement été "submergés par des théories complotistes", selon lesquelles, notamment, Emmanuel Macron chercherait à détourner l’attention de leur mouvement. "Dites-vous bien que le mec qui veut faire un attentat vraiment, il attend pas qu’il y ait 3 personnes dans la rue le soir à 20   h", a par exemple tweeté le Gilet jaune Maxime Nicolle, l'une des figures du mouvement. L’Obs précise néanmoins que plusieurs autres Gilets jaunes se sont immédiatement inscrits en faux contre ces théories, et appelé au respect des victimes et de leurs familles.

Pour terminer, les réactions du côté de la presse européenne  : "Nuit tragique à Strasbourg", titre Le Soir. Le quotidien belge rappelle, lui aussi, que le traditionnel marché de Noël de la ville "est protégé en permanence par un important dispositif de surveillance", en raison des menaces passées d’attentat. "Terreur sur le marché de Noël", annonce l’édition britannique du journal gratuit Metro. "Une fusillade dans le centre de Strasbourg déclenche à nouveau l’alarme terroriste en France", indique El Pais, en Espagne. "Le terrorisme de retour en Europe", annonce La Repubblica, en Italie, qui rapporte que le parlement européen, situé à 3   km des lieux de la fusillade, a été lui aussi confiné, hier soir. Les eurodéputés ont tenu, malgré tout, à conduire leur session comme prévu jusqu’à minuit, en signe de solidarité.

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