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Montrer que les initiatives locales sont parfois plus efficaces que les engagements et promesses des dirigeants du monde entier. Tel est l'objectif de ce sommet mondial sur le climat qui se tient à San Francisco jusqu'à vendredi.

De l'aveu même des maires réunis à San Francisco pour le premier sommet mondial sur le climat du genre, "on vient pour partager et se voler des idées". Paris, Bonn, Pékin, Le Cap, Dacca, Dubaï, Mexico, Tokyo, mais aussi des villes indiennes et sud-américaines sont représentées. "Les maires partagent leurs propres initiaitves", commente Pierrick Leurent, correspondant à France 24 dans la région qui a pu échanger avec le maire de Pittsburgh Bill Peduto.

"L'élu met en place des partenariats au niveau local, comme les universités à qui il a demandé de créer un nouveau système de circulation dans la ville pour éviter les bouchons. En quelques années seulement, le trafic s'est dilué, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre". 

Alors que le président américain Donald Trump s'est désengagé de l'accord de Paris, de plus en plus d'élus locaux américains ont pris leur propres initiatives au point que l'électricité "propre" connaît une croissance effrénée aux Etats-Unis, le charbon est en recul et les voitures électriques se développent. À San Francisco, qui s'illustre comme une ville écologique modèle, un tiers de la production d'électricité provient d'énergies renouvelables.

"Nous devons être radicaux"

Nous devons être radicaux", a déclaré la maire de Paris, Anne Hidalgo, présidente de l'alliance C40 de près de 100 grandes villes qui se sont engagées à arriver à zéro carbone d'ici 2050. "Nous pouvons changer les choses", a-t-elle dit, énumérant les pouvoirs des villes pour l'électricité propre, les transports en commun, les déchets et le recyclage, et les normes d'isolation des bâtiments.

"C'est le moment d'agir", a pour sa part indiqué la maire démocrate de Seattle, Jenny Durkan. Mais "il faut que le sujet devienne non partisan", a-t-elle reconnu. Mais le volontarisme écologique est encore principalement l'apanage des démocrates, une limite du mouvement.

Pour appuyer ces idées, des patrons de multinationales jouent les fers de lance de la transition écologique. Ils devront s'engager à passer, en quelques années, à 100% d'électricité propre. Une centaine d'investisseurs mondiaux ont aussi annoncé mercredi vouloir réorienter leurs investissements pour soutenir des projets liés au climat.

Avec AFP