
Le président américain Donald Trump a promis lundi de prendre des décisions dans les "24 à 48 heures" après l'attaque chimique dans la ville syrienne de Douma, dénonçant un acte "odieux contre des innocents".
À quelques heures de la réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU, le président américain Donald Trump a promis lundi 9 avril de prendre des décisions dans les "24 à 48 heures" après l'attaque chimique dans la ville syrienne de Douma, dénonçant un acte "odieux contre des innocents".
"C'était atroce, horrible", a-t-il déclaré à l'occasion d'une réunion des membres de son gouvernement à la Maison Blanche. "Cela ne peut être toléré", a-t-il ajouté, promettant "des décisions majeures" dans les deux jours à venir
Un peu plus tôt dans la journée, les États-Unis ont fait circuler à l'ONU un projet de résolution réclamant la création d'un nouveau "mécanisme d'enquête indépendant des Nations unies" (Unimi) sur le recours aux armes chimiques en Syrie, selon ce document obtenu par l'AFP.
Ce nouvel outil d'investigation des Nations unies aurait un mandat initial d'un an, renouvelable.
L'ONU n'a plus d'organisme d'enquête dédié aux attaques chimiques en Syrie depuis la disparition fin 2017 du JIM, un groupe ONU-OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques), dont le mandat n'a pas été renouvelé en raison de plusieurs veto russes.
Le nouveau projet de texte américain se veut être une combinaison de deux textes antagonistes datant de mars, l'un américain, l'autre russe, qui avaient circulé entre les membres du Conseil de sécurité.
Condamnation "dans les termes les plus forts"
Le nouveau texte proposé par les États-Unis reprend plusieurs paragraphes agréés par les 15 membres du Conseil de sécurité et des modifications réclamées par la Russie, proche soutien du régime syrien. Le président russe Vladimir Poutine a d'ailleurs mis en garde, lundi, contre "des provocations et des spéculations" qualifiées d'"inadmissibles" à propos de l'attaque chimique de la Douma, selon un communiqué du Kremlin.
De nouveaux ajouts portent notamment sur l'attaque à l'arme chimique présumée commise samedi 7 avril à Douma, dans la Ghouta orientale, près de Damas.
Le projet américain souligne que le Conseil de sécurité exprime "son horreur" au sujet de cette attaque et prévoit que les responsables de "tout recours à des armes chimiques devront rendre des comptes".
Le texte ajoute que le Conseil de sécurité "condamne dans les termes les plus forts" l'utilisation présumée et répétée des armes chimiques en Syrie, "en particulier l'attaque à Douma du 7 avril".
La mise en circulation du nouveau texte américain survient quelques heures avant une réunion d'urgence sur la Syrie du Conseil de sécurité, convoquée à 19 h GMT lundi, à la demande de neuf pays (France, États-Unis, Royaume-Uni, Koweït, Suède, Pologne, Pérou, Pays-Bas et Côte d'Ivoire).
Selon les Casques Blancs et l'ONG médicale Syrian American Medical Society, 48 personnes ont péri dans l'attaque samedi à Douma et des centaines ont souffert de "difficultés respiratoires".
Avec AFP