
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à Strasbourg, en France, le 20 avril 2026. © Jean-Christophe Verhaegen, AFP
La France et le Togo ont une "préoccupation commune", a déclaré vendredi 24 avril le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à Lomé, celle "de la sécurité de la sous-région et bien évidemment celle du risque terroriste". Il s'agit de la première visite officielle française de si haut niveau depuis dix ans au Togo.
Les violences des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation État islamique minent le Sahel depuis une décennie et s'étendent dans le nord des pays côtiers comme au Togo, quelques années après le retrait de l'armée française engagée dans la lutte antijihadiste, exigé par les régimes militaires du Burkina, du Mali et du Niger.
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Accepter Gérer mes choix"Nous avons une préoccupation commune qui est celle de la sécurité de la sous-région et bien évidemment celle du risque terroriste que nous voulons tous juguler et contenir", a déclaré Jean-Noël Barrot à la presse.
"La France se place en soutien des initiatives régionales pour contenir ce fléau et permettre aux pays de la sous-région d'assumer pleinement leur sécurité et leur souveraineté", a-t-il ajouté, lors de son deuxième et dernier jour de visite.
Le Togo est une ancienne colonie française et rare allié de Paris dans la région, qui noue parallèlement des liens avec la Russie.
Un médiateur en RD Congo et au Sahel
Arrivé à Lomé jeudi soir, Jean-Noël Barrot s'est entretenu dans la foulée avec le dirigeant Faure Gnassingbé, saluant notamment le rôle de médiateur du Togo sur le continent.
Il l'a rappelé vendredi : en République démocratique du Congo, ravagée par des conflits, "le Togo joue un rôle de premier plan pour diriger la médiation africaine, seule susceptible d'apporter des solutions durables à cette crise".
"C'est vrai aussi, je le sais, dans la région du Sahel" où "vous jouez un rôle pivot pour, là encore, trouver des solutions concertées au niveau régional pour lutter contre la progression du risque terroriste", a-t-il ajouté.
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Il a également évoqué les "bienfaits de la coopération entre la France et le Togo dans le domaine de la santé, dans le domaine numérique" et en matière de "patrimoine et de mémoire".
Par ailleurs, le ministre estime que le grand sommet de la France sur le continent africain en mai à Nairobi, Africa Forward, sera "l'occasion de démontrer les bienfaits des partenariats renouvelés, noués entre les pays africains et la France".
Robert Dussey a de son côté salué "un homme de parole" et un "grand ministre". "La dernière fois qu'un ministre des Affaires étrangères de la République française a fait une visite de travail officielle au Togo, ce fut en 2002", a-t-il rappelé.
Avec AFP
