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Le PDG d'OpenAI s'excuse pour le rôle joué par ChatGPT dans une fusillade de masse au Canada
Sam Altman, le PDG d'OpenAI, s'est excusé vendredi pour le rôle joué par ChatGPT dans la tuerie de masse qui avait fait huit morts et une vingtaine de blessés au Canada en février. Le compte de son auteure avait été suspendu quelques mois avant la fusillade pour des messages inquiétants, mais OpenAI n'avait pas alerté la police. 
Une femme se recueille le 13 février 2026 devant un mémorial improvisé dédié aux victimes d'une fusillade meurtrière qui s'est produite au lycée Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, au Canada. © Paige Taylor White, AFP

Le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a présenté ses excuses à la ville de Tumbler Ridge, au Canada, où s'est déroulée en février une tuerie faisant huit morts et une vingtaine de blessés. Son auteure avait écrit d'inquiétants messages sur ChatGPT. 

Dans une lettre datée de jeudi et publiée vendredi 24 avril par le média d'information local Tumbler RidgeLines, Sam Altman a assuré que "personne ne devrait jamais avoir à subir une tragédie comme celle-ci".

Le compte de Jesse Van Rootselaar, 18 ans, avait été suspendu car son activité suscitait des inquiétudes quant à une utilisation de ChatGPT à des fins violentes, mais OpenAI a déclaré ne pas avoir informé la police car rien ne laissait présager un passage à l'acte imminent.

La suspension est intervenue huit mois avant que cette femme ne tue sa mère et son demi-frère, avant d'abattre cinq enfants et une éducatrice dans son ancien établissement scolaire, puis de se donner la mort.

Plainte contre l'entreprise

Sam Altman s'est dit "profondément désolé" que son entreprise n'ait pas signalé à la police les échanges de Jesse Van Rootselaar avec ChatGPT.

"Même si je sais que les mots ne suffiront jamais, je pense qu'il est nécessaire de présenter des excuses pour reconnaître le préjudice et la perte irréversible que votre communauté a subis", a-t-il écrit dans sa lettre adressée à la communauté de Tumbler Ridge.

OpenAI a été lourdement critiqué pour le rôle de sa plateforme dans cette affaire, et ses dirigeants ont été convoqués à Ottawa pour détailler leurs protocoles de sécurité.

En mars, la famille d'une jeune fille gravement blessée lors de la tuerie a porté plainte contre l'entreprise.

Avec AFP