
Emmanuel Macron a commémoré samedi matin sa première cérémonie du 11-novembre, 99 ans après l'Armistice qui a mis fin aux combats de 14-18, en visitant notamment le musée Georges-Clemenceau à Paris.
Emmanuel Macron a entamé, samedi 11 novembre, la commémoration du 99e anniversaire de l'Armistice, sa première en tant que président, par une visite du musée Georges-Clemenceau, dans un appartement où a vécu le "Père la victoire"; rue Benjamin-Franklin dans le 16e arrondissement.
Emmanuel Macron a par la suite déposé une gerbe au pied de la statue de Georges Clemenceau, située en bas des Champs-Élysées. Il a ensuite remonté l'avenue, escorté par la Garde Républicaine, avant, place de l'Étoile, de passer en revue les troupes et déposer une gerbe devant la tombe du Soldat inconnu.

Les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande, le Premier ministre Édouard Philippe, la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, les présidents de l'Assemblée nationale, François de Rugy, et du Sénat, Gérard Larcher, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, ainsi que la ministre des Armées, Florence Parly, assistaient notamment à cette cérémonie, de même que le nouveau chef d'état-major des armées, le général François Lecointre.
Le chef de l'État devait déjeuner dans la foulée à l'Elysée avec des pupilles de la Nation. Le Premier ministre participera lui à une commémoration dans l'après-midi à Rethondes, dans l'Oise, où a été signée l'Armistice il y a 99 ans.
L'Élysée réfléchit déjà aux commémorations du 11 novembre 2018, qui sera l'occasion d'une grande cérémonie où seront invités les 80 pays belligérants, allant de l'Australie, au Canada et aux pays africains, avec pour fil rouge la figure de Georges Clemenceau. Pour ces commémorations, Emmanuel Macron se rendra aussi dans les départements les plus frappés par la guerre, qui sont aussi, souligne l'Elysée, ceux qui ces dernières années ont été les plus touchés par la crise économique.
Vendredi, le président de la République s'était rendu en Alsace pour inaugurer, avec le président allemand Frank-Walter Steinmeier, l'Historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf, musée situé sur la "montagne mangeuse d'hommes", l'un des plus sanglants champs de bataille de la Première Guerre mondiale. La refondation d'une Europe unie est la meilleure réponse à l'"absurdité" de la guerre, ont affirmé notamment les présidents français et allemand.
Avec Reuters et AFP