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Un manuscrit rare volé en Italie en 1940 s'est retrouvé dans une bibliothèque à Boston

Une chose est sûre : de l'Italie aux États-Unis, ce manuscrit médiéval en a vu, des choses.

C’est l’histoire d’un livre qui a pris ses jambes à son cou et s’est pris un petit billet sur un ferry pour aller vivre le rêve américain de l’autre côté de l’Atlantique.

Bon, en vrai, on ne sait pas trop comment le manuscrit "Mariegola della Scuola di Santa Maria della Misericordia", daté du XIVe siècle, s’est retrouvé sur une étagère de la bibliothèque publique de Boston. Mais le fait est que, près de 80 ans après avoir mystérieusement disparu des archives nationales de Venise, le livre rare était bien là, quelque part dans les réserves d’une bibliothèque américaine.

Mercredi, la Boston Public Library a officiellement signé le dépôt qui acte le retour du manuscrit médiéval, avec deux autres ouvrages, vers l’Italie, là où tout a commencé pour lui. Un peu comme une fugue vraiment très longue.

Repatriation Event: Three Items From Boston Public Library’s Special Collections Returned to Italy https://t.co/uFUPaqBE5t pic.twitter.com/P8Nn2uvUzz

— Library Journal (@LibraryJournal) 19 avril 2017

De revendeur en revendeur à la biblothèque de Boston

L’Italie va donc récupérer son manuscrit religieux, grâce à une femme : Lisa Fargin Davis. C’est elle, l’experte des livres rares de la bibliothèque publique de Boston, qui s’est aperçue de la présence du manuel italien. Alors qu’elle passe en revue la collection de la bibliothèque dans le cadre d’un projet de numérisation des collections, elle tombe sur un manuscrit médiéval non mentionné dans les registres, et sans l’épaisse couverture en cuir qui recouvre normalement ce genre d’ouvrage.

Après de nombreuses recherches, elle identifie le manuscrit. Il s’agit du recueil des principes religieux d’une confrérie italienne écrit à Bologne en 1392. Le même qui avait, parmi d’autres ouvrages, mystérieusement disparu à Venise dans les années 1940. La librairie de Boston assure pourtant qu’elle a acheté le livre via "des revendeurs officiels". 

Ni la librairie, ni Lisa Fargin Davis, ni personne ne sait donc vraiment comment l’ouvrage s’est évanoui dans la nature à Venise. Mais l’experte a réussi à retracer le parcours du livre jusqu’aux étagères de Boston. C’est un revendeur italien du nom de Olschki qui l’aurait vendu à un collectionneur américain en 1955, Philip Duschenes, chez qui la librairie de Boston a acheté le manuscrit pour 2 500 dollars dans les années 1960.

Vous n’avez rien suivi ? C’est pas grave, nous nous plus. L’important étant que le précieux ouvrage retrouve sa terre natale, enfin.

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