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Les pays occidentaux soutenant l'opposition syrienne se sont réunis vendredi avec le nouveau secrétaire d'État américain, à Bonn, en marge d'un G20. Ils se disent rassurés par la position de Washington sur le conflit syrien.

Pour la première fois depuis l'entrée en fonction de l'administration Trump, une dizaine de pays occidentaux et arabes, ainsi que la Turquie et l'Union européenne, soutenant l'opposition syrienne se sont réunis vendredi 17 février avec le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, à Bonn, en marge d'un G20.

À l'issue de la rencontre, Berlin et Paris ont manifesté leur soulagement : "Il est apparu clairement que nous voulons dans tous les cas une solution politique [au conflit syrien] dans le cadre de l'ONU", a déclaré le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel, hôte de la réunion du G20.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a, lui, réaffirmé qu’il était "important et nécessaire qu'il y ait un dialogue étroit avec les États-Unis sur cette question syrienne [...] nous avons vérifié ce matin que nous étions tous bien d'accord".

Pas de négociation avec la Russie sans distanciation vis-à-vis de Damas

Les pourparlers de paix entre le régime de Damas et l'opposition doivent reprendre jeudi prochain à Genève. Mais trois sessions de négociations n'ont jamais permis d'avancer en raison du fossé immense entre les belligérants sur les contours de la transition politique dans le pays et le sort du président Bachar al-Assad.

Selon une source occidentale, Rex Tillerson a été très clair sur la nécessité d'envoyer des messages aux Russes qui soutiennent le régime de Bachar al-Assad : "Il nous a expliqué qu'il n'y aurait pas de coopération militaire avec les Russes tant qu'ils ne se distancieraient pas de la position de Damas au sujet de l'opposition".

Outre la Syrie, le secrétaire d’État américain avait tenu la veille des propos fermes sur la Russie, notamment sur le maintien des sanctions tant que les accords de paix ne seraient pas mis en œuvre en Ukraine. Des déclarations qui ont rassuré ses partenaires alors que la Maison Blanche à Washington est plongée dans la cacophonie à la suite des révélations du New York sur des contacts entre l’équipe de campagne de Donald Trump et les services de renseignement russes l’année dernière.

Avec AFP