
Donald Trump a annoncé mercredi sur Twitter qu'il allait demander une "enquête majeure" sur les fraudes qui auraient, selon lui, entaché l'élection présidentielle qu'il a remportée le 8 novembre.
"Je vais demander une enquête majeure sur la FRAUDE ÉLECTORALE". Comme à son habitude, c'est sur Twitter que Donald Trump s'est exprimé mercredi 25 janvier au sujet des allégations de fraude électorale.
La veille, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, avait eu le plus grand mal à répondre à une journaliste qui l'interrogeait sur la possibilité qu'une enquête soit ouverte sur les "millions" de personnes, qui auraient, selon le président, voté illégalement lors de la dernière présidentielle.
"Peut-être que nous [enquêterons]", avait fini par répondre Sean Spicer, mardi 24 janvier, au sujet de ce qui constituerait, si ces allégations de fraude étaient avérées, l’un des plus gros scandales de l’histoire des États-Unis.
Cet échange faisait suite aux propos de Donald Trump, qui a dénoncé devant les chefs du Congrès l'existence d'une fraude massive lors des élections du 8 novembre 2016. Une fraude supposée concerner des millions d'électeurs illégaux dont il n'existe pourtant aucune preuve publique.
"Selon ses propos, de trois à cinq millions de personnes pourraient avoir voté illégalement, un chiffre basé sur les études que nous avons vues", a déclaré Sean Spicer. "J'estime que le président pense cela depuis un moment en raison des études et des informations dont il dispose", a ajouté le porte-parole. Face aux demandes répétées de la journaliste au sujet d’une véritable enquête, au nom de la confiance des électeurs dans le système démocratique, Sean Spicer a préféré botter en touche.
Sean Spicer a avancé que, selon "les études et les preuves" que "des gens" ont porté à l'attention de Donald Trump, 14 % des votants "n'étaient pas des citoyens américains".
Aucune preuve
Il a aussi cité des travaux de la Old Dominion University, suggérant que 14 % des non citoyens affirmaient être enregistrés sur les listes électorales. Cette dernière étude a été pointée du doigt pour son manque de fiabilité.
Les responsables chargés de veiller à la régularité des scrutins qui se sont déroulés le 8 novembre affirment n'avoir trouvé aucune preuve d'une fraude massive.
Le président de la Chambre des représentants Paul Ryan a répété mardi qu'aucun élément ne venait étayer les affirmations de Donald Trump sur ce sujet.
Le magnat de l'immobilier a perdu le vote populaire contre son adversaire démocrate Hillary Clinton, qui a remporté 2,9 millions de voix de plus, mais il a malgré tout remporté le scrutin grâce à la répartition des grands électeurs État par État (304 grands électeurs contre 227 pour Hillary Clinton).
Avec AFP