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Zurich : l'auteur des coups de feu dans un centre islamique s'est suicidé peu après l'attaque

Au lendemain de la fusillade qui a fait trois blessés dans un centre islamique à Zurich, en Suisse, la police a annoncé que le tireur, qui s'est suicidé, était un ressortissant suisse adepte de l'occultisme.

L'auteur de la fusillade, lundi, contre un centre de prière islamique à Zurich, dans le nord de la Suisse, était un ressortissant suisse de 24 ans avec des origines ghanéennes, passionné d'occultisme et connu des services de police, ont déclaré les enquêteurs, mardi 20 décembre.

Les autorités locales ont indiqué que les trois hommes blessés par les tirs ont été opérés et sont désormais hors de danger.

Lors d'une conférence de presse, les représentants de la police cantonale et du Ministère public zurichois ont révélé que l'agresseur s'était suicidé à proximité du centre de prière. "Il n'y a actuellement aucune indice indiquant qu'il pourrait s'agir d'un acte terroriste", a précisé la procureure zurichoise Françoise Stadelmann.

Adepte de l'occultisme

"Nous ignorons pour l'instant ses motifs (...). Des symboles correspondant (à l'occultisme) ont été retrouvés chez lui", a déclaré de son côté la responsable de la police du canton de Zurich, Christiane Lentjes Meili.

L'homme, entièrement vêtu de noir, la tête couverte d'un bonnet, avait pénétré lundi vers 17 h 30 dans une salle de prière d'un centre islamique situé près de la gare centrale de Zurich. Il avait tiré plusieurs balles, blessant trois fidèles, de 30, 35 et 56 ans. On ignore pour l'heure l'identité des victimes, qui sont toutes les trois hors de danger.

Le tireur, dont le nom n’a pas été rendu public, avait également tué dimanche un homme de 24 ans qu'il connaissait, à coups de couteau, sur une aire de jeux de Zurich, ont révélé les enquêteurs. Le meurtrier, dont la police n'a pas précisé l'identité, avait pu être rapidement identifié grâce à la découverte sur place de traces de son ADN, qui avait été prélevé il y a 7 ans à la suite d'un vol de bicyclette. Selon les enquêteurs, qui ignorent pour l'instant si le meurtrier souffrait de problèmes psychologiques, rien ne laisse supposer que ces deux affaires soient liées au terrorisme ou à l'extrême droite.

La police pense que l'homme, employé dans un magasin, vivait seul, mais elle va poursuivre son enquête afin de mieux cerner sa personnalité, notamment en ce qui concerne l'occultisme et ses motivations. Les enquêteurs précisent toutefois qu'il disposait d'un permis valable. En Suisse, les hommes qui ont effectué leur service militaire, peuvent conserver leur arme à domicile, comme réservistes, un droit qui suscite parfois la polémique dans les médias, notamment lorsqu'elles sont utilisées dans des drames familiaux ou d'autres faits divers.

Avec AFP
 

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