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Les dirigeants de l'Union européenne se retrouvent ce jeudi à Bruxelles, lors du dernier sommet d'une année marquée par le Brexit, pour discuter de la crise migratoire, des sanctions contre la Russie et de la situation en Syrie.

Les dirigeants de l'Union européenne (UE) se réunissent ce jeudi à Bruxelles pour un le dernier Conseil européen d'une année affectée par le Brexit. Après une journée de discussions consacrée à la crise des migrants, aux sanctions de l'UE contre la Russie pour son rôle en Ukraine, aux répercussions de la présidentielle américaine et à la zone euro, ils se pencheront sur le Brexit, en l'absence de la Première ministre britannique, Theresa May.

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Sommet de Bruxelles : l’UE se penche sur le Brexit et les sanctions contre la Russie

Le Brexit au menu, Theresa May privée de dîner

Cette dernière devra en effet s'éclipser à l'heure du dîner pour laisser ses homologues peaufiner discrètement ce que sera leur méthode de négociation avec la Grande-Bretagne, une fois que Londres aura déclenché la procédure du divorce.

Ils devraient signifier à la Grande-Bretagne qu'elle demeurera membre à part entière du bloc communautaire jusqu'à son départ formel et qu'elle sera exclue d'un certain nombre de réunions qui seront consacrées aux négociations.

Les dirigeants rappelleront à Theresa May qu'ils souhaitent qu'elle enclenche le divorce aussi vite que possible. La Première ministre britannique a dit vouloir lancer le processus d'ici à mars 2017, mais les procédures en cours devant la justice pourraient l'obliger à patienter davantage.

Des diplomates et représentants impliqués dans les réunions préparatoires du Conseil européen ont expliqué que la recherche d'un consensus sur le divorce britannique avait été "l'une des questions ayant suscité le moins de controverses".

Par ailleurs, les 28 devraient a priori parvenir à s'accorder pour reconduire leurs sanctions économiques contre Moscou, imposées en 2014 après la destruction du vol MH17 de la Malaysia Airlines au-dessus de l'Est séparatiste de l'Ukraine (298 morts), comme l'ont demandé mardi la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande.

L'UE, qui dénonce l'annexion de la Crimée et les atteintes de Moscou à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, a régulièrement reconduit ces sanctions depuis deux ans. Mais certains pays, notamment l'Italie, renâclent à poursuivre ces mesures au-delà de janvier.

Le défi Trump

Selon un diplomate européen, il n'y a en revanche "pas de consensus qui émerge sur des sanctions liées à la Syrie, et ce d'autant plus qu'il est impossible d'avoir une lisibilité sur les intentions de la prochaine administration américaine" vis-à-vis du Kremlin, le président élu américain Donald Trump souhaitant un réchauffement des relations avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Un projet de conclusions du sommet, consulté par l'AFP, prévoit cependant de "condamner avec force l'assaut continu sur Alep par le régime syrien et ses alliés, notamment la Russie", évoquant "la prise pour cible délibérée de civils et d'hôpitaux".

L'UE "considère toutes les options disponibles", est-il indiqué dans ce document provisoire, qui ne mentionne toutefois pas la possibilité de sanctions contre la Russie. Mais "les choses peuvent évoluer" en fonction de la situation sur le terrain, où le front d'Alep s'est embrasé mercredi après un court répit entre régime et insurgés.

Les Européens auront encore la Russie à l'esprit quand ils discuteront de l'accord d'association UE-Ukraine, que les Pays-Bas sont seuls à ne pas avoir ratifié, après son rejet par référendum.

Pour tenir compte des résultats de ce vote sans bloquer l'adoption du traité par l'UE, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte demande des "garanties". Il s'agit surtout de "pouvoir dire que cet accord n'est pas l'antichambre d'une adhésion de l'Ukraine", explique un diplomate européen.

"Si l'accord n'est pas ratifié, ce sera une victoire pour la Russie", prévient un autre.

Enfin, sur le front migratoire, les 28 rappelleront l'importance pour eux de la poursuite du pacte UE-Turquie conclu en mars, qui a permis de réduire sensiblement les arrivées de migrants en Grèce par la mer Égée.

Pour faire face aux arrivées qui elles ne faiblissent pas sur les côtes italiennes, ils vont demander de continuer les efforts de l'UE pour nouer des partenariats comparables avec des pays africains.

Avec AFP et Reuters