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Carburants toxiques à la pompe en Afrique

Au menu de cette revue de presse internationale, vendredi, les révélations explosives d'un ancien tueur à gages aux Philippines. Il accuse l'actuel président Rodrigo Duterte d'avoir commandité près d'un millier de meurtres lorsqu'il était maire de Davao. Au Japon, la presse salue l'élection de Renho, une femme de 49 ans, à la tête du Parti démocrate. Enfin, la presse s'intéresse au scandale des carburants toxiques vendus en Afrique par des négociants suisses.

Aux Philippines, la photo d’un homme s’étale à la une de toute la presse, et l'Inquirer titre avec cette citation : "Duterte nous a ordonné de tuer". Edgar Matobato, tueur à gage repenti, a témoigné devant le Sénat et accusé le président Rodrigo Duterte d’avoir commandité des massacres du temps où il était maire de Davao. Le Philippine Star énumère les crimes confessés par le "bourreau" : victimes étranglées, brûlées vives ou coupées en morceaux, au total près d’un millier de personnes auraient été massacrées.

Ces auditions devant le Sénat s’inscrivent dans le cadre d’une enquête sur la "guerre contre la drogue" menée par le gouvernement Duterte. Elle aurait fait des centaines de morts en quelques mois. Sans son édito, le Star explique que Rodrigo Dutertre a été élu en juin sur un programme qui consistait à "tuer les menaces sur la société". Le quotidien constate que le président met en œuvre ses promesses au sens littéral du terme.

La presse japonaise s’intéresse de son côté à une nouvelle venue sur le devant de la scène politique. À 49 ans, Renho vient d’être élue à la tête du Parti démocrate, principal parti d’opposition au Japon. Le CV de celle qui fut mannequin, puis présentatrice télé, est passé au crible dans le Japan Times. De l’autre côté du Pacifique, le Wall Street Journal vante les origines mixtes de la nouvelle dirigeante, née d’une mère japonaise et d’un père taïwanais.

Enfin, la presse internationale et notamment le journal français Le Monde reviennent aussi sur le scandale des carburants toxiques vendus en Afrique, révélé par l’ONG suisse Public Eye. Plusieurs traders suisses profitent en effet de la faiblesse des législations dans de nombreux pays pour vendre sur le continent africain des produits bon marché, mais extrêmement dangereux pour la santé des populations. Dans la Tribune de Genève, la directrice de Public Eye dénonce des "négociants suisses qui jouent avec la santé de millions d’Africains".