
Les Britanniques vont financer l'érection d'un mur le long d'une partie de la rocade menant au port de la ville de Calais. Cette construction, qui doit débuter en septembre, vise à empêcher les migrants d'accéder aux voies de circulation.
Calais n’en finit pas de se grillager. Après avoir bâti ces deux dernières années des hautes clôtures anti-intrusion le long de sa rocade et de son port, la ville de Calais passe désormais à la vitesse supérieure. Elle va se doter d’un mur dont la construction commence ce mois-ci. Ce dernier sera sans surprise destiné à empêcher les migrants et réfugiés de s’introduire à bord de poids-lourds à destination de la Grande-Bretagne.
À l’instar des précédents travaux, cette nouvelle clôture en béton, installée sur une partie de la rocade (voir image ci-dessous), sera financée par le gouvernement britannique, à hauteur de 2,7 millions d’euros. Le ministre de l’Immigration, Robert Goodwill, a évoqué mardi devant les députés anglais ce renforcement du dispositif de sécurité aux abords de la "jungle", où vivent plusieurs milliers de migrants.
"La sécurité que nous mettons en place dans les ports est renforcée par des équipements", a précisé Goodwill, qui faisait allusion à un ensemble de mesures, d’un montant de 17 millions de livres sterling (20,2 millions d’euros), qui ont fait l’objet d’un accord en mars entre Londres et Paris.
"Nous allons entamer la construction de ce nouveau mur dans le cadre du paquet de mesures de 17 millions, engagé avec les Français. Nous avons réalisé la clôture et maintenant, nous passons au mur", a-t-il ajouté.
Ce mur, qui devrait avoir quatre mètres de hauteur devrait être terminé à la fin de l’année. Selon un document diffusé lors d'une réunion publique, il sera construit en béton lisse pour décourager les tentatives d'escalade, et il sera couvert, de l’autre côté, de végétation afin qu'il puisse se fondre dans le décor.
La France a démantelé en février et mars la partie sud du campement de Calais et s'est engagée, par la voix du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à évacuer la partie nord, pour faire intégralement disparaître la "Jungle".
Avec Reuters