
Principal mouvement rebelle du delta du Niger, le Mend annonce que l'ultimatum qu'il a lancé aux compagnies pétrolières pour quitter la région expire lundi à minuit. Il réclame une redistribution plus équitable de la manne pétrolière.
AFP - Le principal groupe armé du sud du Nigeria, le MEND, a fait savoir que son ultimatum aux employés du secteur pétrolier pour quitter la région expirait lundi soir, avant le déclenchement d'une "guerre du pétrole", dans un message électronique reçu dimanche.
"L'ultimatum expire vers minuit (...) Notre objectif est l'industrie pétrolière car il s'agit d'une guerre du pétrole", affirme ce message posté sur internet, qui ne donne pas d'autres détails sur les attaques à venir.
Le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND) avait lancé samedi un "avertissement final" aux "employés locaux et étrangers" travaillant dans les compagnies pétrolières, nombreuses à opérer dans la zone. Il les exhortait "à évacuer la région dans les prochaines 72 heures en raison d'une attaque imminente".
Le MEND a déjà fait dans le passé des menaces de ce type, qui ne se sont toutefois pas concrétisées.
Un porte-parole de la force mixte police/armée (JTF) qui combat les groupes armés dans la région avait accusé samedi le MEND de "fanfaronnade".
En raison de l'insécurité, la production de brut nigérian est tombée de 2,6 millions de barils/jour en 2006 à environ 1,76 mb/j en avril, selon des chiffres de l'Agence internationale de l'énergie