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Au menu de cette revue de presse internationale, mardi 21 juillet, l’attentat qui a endeuillé lundi la ville de Suruç, en Turquie. Cette attaque pourrait être la première de l’organisation État islamique sur le sol turc. La réouverture des ambassades cubaine et américaine à Washington et à La Havane. Et Donald Trump.
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On commence cette revue de presse internationale en Turquie, à Suruç, près de la frontière syrienne, où un attentat a fait une trentaine de morts et une centaine de blessés, hier.
Les images de cette explosion extrêmement violente font la une du journal turc "Hürriyet", qui rapporte que la grande majorité des victimes sont des jeunes Turcs et Kurdes, qui s’apprêtaient à reconstruire Kobané, où un autre attentat a tué au même moment deux combattants kurdes. Cette double attaque est attribuée par le gouvernement turc à l’organisation État islamique. Si cette accusation était avérée, cet attentat serait le premier du groupe sur le sol turc - une hypothèse que confirme un expert. Selon lui, l’organisation pourrait avoir tenté de mettre en garde les autorités turques, qu’elle accuse de mener des opérations contre elle, et ciblé, également, les partis kurdes de Turquie qui soutiennent les combattants de l’YPG, les combattants kurdes de Syrie. Le gouvernement et les partis pro-kurdes dont les djihadistes tenteraient aussi d’aggraver les dissensions.
L’organisation de l’État islamique dont le chef, Al-Baghdadi, aurait pris ses dispositions, pour que son groupe lui survive, s’il venait à être tué, affirme "The New York Times", qui explique qu’il a renforcé le pouvoir de ses adjoints et celui des commandants locaux pour que le groupe continue son combat, si lui-même ou d’autres dirigeants étaient éliminés. Il aurait délégué un certain nombre de responsabilités à son cabinet, qui comprendrait, entre autres, un ministre de la Guerre, et un ministre des affaires religieuses. Les deux principaux dirigeants du mouvement avec Baghdadi seraient Abou Alaa al-Afri et Abou Muslim al-Turkmani, un ancien officier des forces spéciales irakiennes. "The New York Times" rapporte que des sources irakiennes ont annoncé la mort de ces deux hommes dans des frappes de la coalition. Mais cette information n’a pas été confirmée jusqu’à présent.
Après 54 ans de froid diplomatique, les États-Unis et Cuba ont officiellement rouvert, hier, leurs ambassades à La Havane et à Washington. Cette nouvelle étape du rapprochement historique engagé en décembre par Obama et Raul Castro, fait la une du "China Daily", qui titre sur le rétablissement des liens diplomatiques entre les deux pays. Un peu plus poétique, "Granma" annonce et montre que le drapeau cubain flotte désormais à Washington. Quant au "New York Times", il veut croire que la réouverture de leurs ambassades n’est "que le début" du rétablissement des relations entre les États-Unis et Cuba.
Les États-Unis où Donald Trump serait pour le moment le mieux placé dans la course à la primaire républicaine pour la présidentielle de 2016. Le magnat serait le candidat préféré de 24 % des électeurs républicains, à en croire un sondage publié hier par "The Washington Post", qui le donnait loin devant ses rivaux. Sauf que ce sondage a été réalisé entre jeudi et dimanche derniers, et que la majorité des personnes interrogées l'ont été avant les déclarations de Trump contre John McCain, samedi. Des déclarations qui pourraient lui valoir une chute en piqué.
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