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Netanyahou se dit prêt à négocier avec Damas et les Palestiniens

De retour d'une visite aux États-Unis, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a affirmé être "prêt à lancer immédiatement des négociations de paix avec les Palestiniens et la Syrie".

AFP - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi avoir fait part au président américain Barack Obama de sa volonté de "lancer immédiatement" des pourparlers de paix avec les Palestiniens et la Syrie.

"J'ai dit que j'étais prêt à lancer immédiatement des négociations de paix avec les Palestiniens et la Syrie" a déclaré M. Netanyahu aux journalistes à son retour de sa visite à Washington.

Mais il a réaffirmé que tout règlement de paix "devrait répondre aux besoins sécuritaires d'Israël".

Les pourparlers indirects de paix entre la Syrie et Israël ont été suspendus en décembre après l'offensive militaire israélienne à Gaza. Damas réclame qu'Israël se retire totalement du plateau du Golan conquis en 1967, ce que l'Etat hébreu refuse.

Le Premier ministre a estimé être parvenu à s'"entendre avec le président Obama sur des sujets importants", en dépit des divergences étalées au grand jour lors de leur entretien lundi.

Il a ainsi relevé que les Etats-Unis et Israël sont "tombés d'accord sur la nécessité d'étendre le processus de paix (avec les Palestiniens) aux Etats arabes".

De la sorte, selon M. Netanyahu, ces Etats "devront faire des concessions concrètes dès le début" des négociations.

En outre, les deux dirigeants sont "d'accord pour avoir une politique commune destinée à empêcher l'Iran d'acquérir une capacité nucléaire militaire", a-t-il dit.

"Le président Obama a signifié sans ambages que le dialogue (entre Washington et Téhéran) ne serait pas sans limite de temps" et il a reconnu "le droit d'Israël à l'autodéfense" face à l'Iran, a-t-il expliqué.

Lundi, le Premier ministre israélien avait résisté aux appels de M. Obama en faveur de la création d'un Etat palestinien et d'un gel de la colonisation en Cisjordanie, tout en disant pouvoir envisager un "arrangement" dans lequel Israéliens et Palestiniens vivraient côte-à-côte.