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Presse internationale, mardi 19 mai 2015. Au menu de cette revue de presse, la prise de Ramadi, en Irak, par les djihadistes, les critiques adressées à la stratégie d’Obama au Moyen-Orient, le sort des boat people, et un job "halal" en Arabie saoudite.

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On commence cette revue de presse internationale en Irak. Le Pentagone a reconnu hier que la chute de Ramadi constitue un «revers» dans la lutte contre l’organisation de l’Etat islamique.
The Independent évoque à la Une un  «événement décisif», et une victoire «de mauvais augure» pour les alliés.
«Cette défaite est un revers majeur pour le gouvernement irakien», confirme The Wall Street Journal, qui rappelle que celui-ci a ordonné la retraite de ses troupes pour éviter le «massacre» des soldats et de leurs alliés tribaux. «Si les Irakiens n’ont pas été en mesure de tenir Ramadi, il y a peu de chances qu’ils soient en mesure de reprendre Mossoul», prévient le journal, qui met en cause «les limites politiques imposées par la Maison-Blanche au Pentagone». «Les guerres faites à moitié débouchent rarement sur la victoire».
«La chute de Ramadi était pourtant évitable», selon The Washington Post, qui évoque une stratégie américaine «en ruines», «non seulement en Irak, mais dans l’ensemble du monde musulman». «Voilà ce qui arrive quand une politique de demi-mesures, de restrictions et de postures se retrouve face à un ennemi habile et déterminé», écrit le journal à propos de la stratégie d’Obama. «Si le président ne change pas rapidement de direction, son héritage ne sera pas la paix avec l’Iran et la fin des guerres, mais plutôt l’établissement d’un Etat terroriste disposant de suffisamment de ressources pour mener des attaques dévastatrices contre les Etats-Unis, et contre une région engluée dans un conflit sectaire».
Critique également de la réaction de l’Administration Obama à la condamnation à mort de Mohammed Morsi, en Egypte. The New York Times s’émeut de la réaction laconique du Département d’Etat, qui s’est borné à faire part de sa «profonde préoccupation», alors que les Etats-Unis disposent d’un levier considérable pour influencer le cours des choses, près d’un milliard d’aide militaire annuel. The New York Times rappelle la façon «impitoyable» dont l’Egypte réprime les islamistes, au motif «discutable» qu’ils sont « par nature dangereux » - une répression qui serait en train de se transformer en «prophétie auto-réalisatrice»: «en exécutant M.Morsi, le pouvoir égyptien transforme un ancien chef d’Etat décevant en martyr».
A la Une également, la situation désespérée des boat people en Asie du Sud est. 3000 d’entre eux ont accosté ces dix derniers jours en Indonésie et en Malaisie, alors que plusieurs milliers errent toujours mer. Libération dénonce l’absurde «partie de ping-pong» dont sont actuellement l’objet ces milliers de boat people, en racontant comment l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande, le Bangladesh et la Birmanie se renvoient la responsabilité de l’abandon de ces réfugiés, pour la plupart bangladais et rohingyas. Le sort de cette minorité musulmane persécutée en Birmanie est «un cauchemar sans fin», rappelle The Star de Malaisie.
On termine en Arabie saoudite, où le gouvernement a mis en ligne un appel à candidatures pour le moins… inhabituel – lu sur Slate.
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