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Le premier patient atteint de fièvre Ebola diagnostiqué aux États-Unis est mort mercredi dans un hôpital de Dallas. Les autorités sanitaires surveillent désormais près de 48 personnes ayant été en contact avec le défunt.
Thomas Eric Duncan, premier cas diagnostiqué de fièvre Ebola aux États-Unis, est mort mercredi 8 octobre au matin dans un hôpital de Dallas, a annoncé l'établissement.
L’homme avait contracté la maladie pendant un voyage familial au Liberia, l'un des cinq pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés par l'épidémie de fièvre hémorragique qui a fait plus de 3 400 morts parmi les quelque 7 500 personnes infectées, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
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Thomas Eric Duncan était arrivé par avion le 20 septembre sur le sol américain, sans aucun symptôme. Il avait commencé à se sentir souffrant le 24 septembre et appelé un médecin deux jours après. L’homme avait été renvoyé chez lui après une première visite aux urgences alors qu'il était déjà contagieux. Son état s'était ensuite dégradé.
Hospitalisé tardivement
Le 28 septembre, il avait finalement été hospitalisé et mis en quarantaine à Dallas, où il avait suivi un traitement expérimental, l'anti-viral brincidofovir développé par Chimerix, une firme biopharmaceutique américaine.
Les autorités sanitaires américaines ont identifié 10 personnes qui auraient eu des contacts directs avec Thomas Eric Duncan alors qu’il était contagieux. Ils sont considérés à haut risque d'infection. Trente-huit autres personnes pourraient être concernées. Elles sont également surveillées de près. Quant aux quatre personnes qui vivaient avec M. Duncan, elles ont été placées en résidence surveillée.
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Devant la crainte d'une épidémie aux États-Unis, les autorités tentent de maîtriser la situation mais aussi de calmer l’anxiété des habitants. Mercredi, le secrétaire d’État américain John Kerry a exhorté la communauté internationale à en faire davantage pour lutter contre le virus.
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Avec AFP, AP et Reuters