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RéessayerAmine Kessaci, figure emblématique de la lutte anti-narcotrafic à Marseille, annonce son engagement aux municipales 2026 sur la liste de Benoît Payan, maire sortant du Printemps marseillais.
En 2020, il avait perdu son grand frère Brahim, impliqué dans le trafic, dont le corps avait été retrouvé carbonisé. Avant d'être endeuillé le 13 novembre 2025 par la mort de son petit frère Mehdi, dans un probable "crime d'intimidation" en représailles à son militantisme.
L'injustice de l'assassinat de son petit frère
"Perdre un frère, c’est déjà trop. En perdre deux dans une petite vie, 22 ans... C’est passer une enfance, construire des souvenirs qui s’envolent comme ça, en un claquement de doigts", lâche-t-il, ému, soulignant l’injustice de voir son frère Mehdi, responsable de rien, assassiné pour l'atteindre lui.
Placé sous protection policière depuis août 2025 après un avertissement des services de police sur un contrat le visant, Amine Kessaci rejette toute idée de sacrifice.
"Si ce n’était pas nous qui nous mobilisions sur ces sujets dans nos quartiers, personne n’allait le faire à notre place. Personne n’allait venir nous tenir par la main", affirme-t-il.
Pour lui, l’entrée en politique est un devoir pour la mémoire de ses frères et les victimes du narcotrafic. "Mon entrée en politique, c’est de dire : si vous faites pour nous sans nous, c’est que vous faites contre nous." Il croit en "la force des habitants des quartiers populaires".
"La République est en danger dans ces quartiers"
Auteur de "Marseille, essuie tes larmes" (octobre 2025), il dénonce la "narcocratie" : ces trafiquants qui "se substituent à l’État", investissant le social en payant des piscines ou de la tranquillité, se parant d’une aura héroïque via séries et films.
"J'ai un ennemi dans cette campagne, c'est le narcotrafic. Je m'engage pour sortir quelque chose, je m'engage pour porter quelque chose."
Avant d'ajouter : "La République est en danger dans ces quartiers parce que le narcotrafic prend du terrain, la narcocratie est en train de verser le sang dans ce pays."
"Il y a des mamans que j'ai pu accompagner, qui ont perdu des enfants et qui se sentent terriblement seules."
Jeune militant de quartier propulsé sur la scène nationale, Amine Kessaci n'en est pas à son premier essai en politique. En 2024, candidat d'une gauche unie aux législatives dans le nord de Marseille, il s'était hissé au second tour avant d'être battu de justesse par la députée sortante d'extrême droite, la RN Gisèle Lelouis.
