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Twitter poursuit le gouvernement américain en justice

Twitter a déposé plainte, mardi, contre le département américain de la Justice. Le réseau social souhaite obtenir le droit de publier le nombre exact des demandes d'informations sur ses utilisateurs, émises par gouvernement américain.

Pour Twitter c'est une question de liberté d'expression. Le réseau social a déposé plainte, mardi 7 octobre, contre le ministère américain de la Justice, accusé de violer le célèbre premier amendement de la Constitution américaine.

Twitter veut pouvoir révéler combien de demandes d'information sur ses utilisateurs le gouvernement américain lui a transmises. "Nous pensons que le premier amendement nous permet de répondre aux inquiétudes de nos utilisateurs en leur donnant des informations sur l'étendue de la surveillance effectuée par le gouvernement américain", écrit Ben Lee, l'un des vice-présidents de Twitter dans un billet de blog.

Restaurer la confiance des internautes

Dans l'ère post-révélations de l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden, les géants de l'Internet se démènent pour restaurer la confiance des internautes sur l'utilisation de leurs données personnelles. Leurs services sont, en effet, suspectés d'être des creusets à informations dans lesquels les services américains de renseignement piochent allègrement.

Twitter avait, ainsi, en avril dernier, soumis au ministère de la Justice un rapport que le réseau social voulait rendre public et qui donnait des précisions sur ces fameuses demandes gouvernementales. Les autorités ont jugé que ces informations devaient rester secrètes.

C'est le droit de publier ce document que le réseau de microblogging veut obtenir en justice. Il donne, d'après Twitter, le nombre exact de demandes faites par le FBI et la NSA. Si la justice lui donne raison, ce serait une première. D'autres géants du Net, tels que Google ou LinkedIn, publient déjà des rapports à ce sujet, mais restent beaucoup plus flous. Ils indiquent, ainsi, des ordres de grandeur qui peuvent aller de 0 à 999 par exemple... Pas franchement de quoi satisfaire la curiosité des internautes, ni de les rassurer.

Avec AP
et Reuters

Tags: Twitter, NSA, Justice,