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Plusieurs explosions ont visé dimanche deux autobus à Nairobi, la capitale kenyane. Les autorités avancent un bilan de deux morts et une soixantaine de blessés. La veille, Mombasa avait été la cible d'une autre attaque terroriste meurtrière.

De puissantes explosions ont retenti à Nairobi, la capitale kenyane, dimanche 4 mai, provenant de deux autobus piégés. La police kenyane avance un bilan d'au moins trois morts, 62 blessés dont 20 dans un état grave.

Selon certains médias kenyans, les explosifs pourraient avoir été placés dans les autobus, mais d'autres informations non confirmées font état de puissantes grenades lancées dans les bus depuis le bord de la route. Quoi qu'il en soit, les véhicules ont été touchés sur Thika Highway, important axe routier, proche du centre de la capitale kenyane. Des images télévisées montrent un large trou sur le côté d'un autobus rouge, et un autre bus de couleur verte au toit et aux côtés éventrés par les explosifs.

"Les forces de sécurité sont à la poursuite des auteurs de cet acte odieux et lâche", a déclaré le vice-président kényan William Ruto dans un communiqué. Ces attentats n'ont pas été revendiqués mais ils ont lieu au moment où les autorités kenyanes se sont engagées dans une vaste opération de sécurité contre de présumés complices et soutiens des islamites somaliens shebab, liés à Al-Qaïda.

Mombasa également frappée

Les attaques se sont produites au lendemain d'un attentat à la grenade contre un bus, le 3 mai, dans la ville portuaire kényane de Mombasa, qui a tué quatre personnes et en a blessé une quinzaine. Une autre attaque contre un hôtel de luxe n'a pas fait de victime.
Nairobi et Mombasa, la deuxième ville du pays et l'une des principales entrées vers l'Afrique de l'Est, très appréciée des touristes pour ses plages et son climat, ont été toutes les deux frappées ces derniers mois par une série de violences confessionnelles et des attentats.

Le groupe islamiste a revendiqué l'attaque du centre commercial Westgate à Nairobi en septembre 2013 qui avait fait 67 morts.

Le Kenya subit des attaques des shebab depuis qu'il s'est militairement engagé contre eux en Somalie en 2011, au sein de la force de l'Union africaine, pour soutenir le fragile gouvernement de Mogadiscio.

La police kenyane est accusée d'arrestations indiscriminées et d'exécutions extra-judiciaires au sein de la communauté somalienne de Mombasa, mais aussi de Nairobi, notamment dans le quartier d'Easleigh où vit une importante communauté d'origine somalienne.

Avec AFP

Tags: Terrorisme, Kenya,