
Énorme surprise à Sotchi, où l’équipe de Russie a été sortie mercredi, dès les quarts de finale du tournoi olympique de hockey par la Finlande (3-1). Une désillusion sans précédent pour le pays et son président Vladimir Poutine.
Mercredi 19 février, la Russie a été éliminée sans gloire du tournoi olympique de hockey de Sotchi, battue par la Finlande 3 buts à 1 en quarts de finale. Une élimination qui, pour Vladimir Poutine comme pour l’ensemble du pays, constitue un véritable drame national.
Le hockey, sport roi en Russie, constituait l’événement le plus attendu de ces JO pour le peuple russe, et son président avait fait de la victoire finale une question d’honneur. Avant le tournoi, Vladimir Poutine avait même chaussé les patins, arborant la tunique nationale, pour encourager personnellement les hockeyeurs russes.
"Cela est injuste pour les autres athlètes, mais si la Russie remporte la compétition de hockey et aucune autre médaille, ces Jeux Olympiques seront quand même un succès", résumait il y a peu l’ancien joueur russe Igor Larionov, deux fois champion olympique (1984 et 1988) dans le magazine "Sports Illustrated".
L’échec d’Alex Ovechkin, star des Capitals de Washington, et de ses partenaires, qui évoluent pour la plupart dans le championnat nord-américain (NHL), est donc retentissant. Mais il est surtout logique, tant les Russes ont peiné à convaincre durant le tournoi. Après une entrée en matière compliquée face à la Slovénie (victoire 5-2 acquise dans les trois dernières minutes), ils ont plié, aux tirs au buts, sur leur première confrontation d’envergure, face aux États-Unis (2-3) puis sombré lors de leur troisième match face à la Slovaquie (0-1, t.a.b.).
La fin d'un modèle
Miraculeusement qualifiée pour les barrages, la Sbornaïa n’a fait qu’une bouchée de la Norvège (4-0), sans toujours convaincre dans le jeu. Et l’embellie aura été de courte durée, avec cette élimination précoce en quarts.
Pire encore, les hockeyeurs russes ont surtout pêché sur ce qui faisait la force de la "machine rouge" ces dernières décennies : le collectif. Jamais les trios offensifs russes n’ont convaincu par leur complémentarité, en dépit de la ribambelle de stars alignées.
Cette nouvelle désillusion marque un peu plus le déclin du hockey russe en grande compétition, qui n’a plus décroché l’or olympique depuis 1992, à Albertville. Une éternité pour une sélection qui avait trusté presque tous les titres entre les années 1950 et 1990, avec 725 victoires pour 900 matchs joués et et 27 titres internationaux..