Après un mois de crise au sein de l'UMP, les candidats à la présidence du parti, Jean-François Copé et François Fillon, ont conclu un accord de "sortie de crise" qui prévoit l'organisation d'une nouvelle élection avant octobre 2013.
Jean-François Copé et François Fillon ont conclu lundi soir, après un mois de conflit, un accord de "sortie de crise" à l'UMP, qui prévoit notamment une nouvelle élection à la présidence du parti en septembre 2013, selon un communiqué conjoint des deux hommes transmis à l'AFP.
Selon cet accord "en sept points", "une nouvelle élection à la présidence de l'UMP aura lieu au plus tard avant la reprise de la session parlementaire ordinaire d'octobre 2013 et sera précédée d'une campagne électorale, qui devra se dérouler dans l'intersession" qui s'écoule du 1er juillet au 30 septembre. L'élection pourrait avoir lieu le 15 septembre pour le premier tour.
Outre M. Copé qui sera président de l'UMP jusqu'au nouveau scrutin, avec Luc Chatel comme vice-président délégué et Michèle Tabarot comme secrétaire générale, "une équipe dirigeante sera constituée", peut-on lire dans l'accord.
Elle comprendra notamment "un vice-président et une secrétaire générale déléguée", respectivement Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse (qui faisaient partie du ticket Fillon), selon des sources UMP.
"Le reste de l'équipe dirigeante devra tenir compte de toutes les sensibilités et motions. L'équipe dirigeante ainsi constituée sera officiellement installée dans la première quinzaine de janvier et entraînera simultanément la réunification des groupes UMP" et R-UMP (groupe dissident filloniste) "à l'Assemblée nationale", indique l'accord.
Les deux hommes s'engagent par ailleurs à renoncer à toute action en justice: "Cet accord vaut engagement réciproque, pour le présent et pour le futur, de renonciation à toute procédure contentieuse interne et devant la justice concernant les élections du 18 novembre 2012". M. Copé a été proclamé président de l'UMP mais sa victoire était jusqu'à présent contestée par l'ancien Premier ministre.
"Une Haute autorité sera chargée de veiller à la stricte égalité des moyens alloués par le parti entre les candidats, dirigera et organisera seule tout le processus électoral sans interférence possible de la direction, de son cabinet ou des services de l'UMP", peut-on encore lire.
AFP