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La BCE "peut encore baisser ses taux"

Un membre de la Banque centrale européenne affirme que l'institution peut encore baisser ses taux, mais pas trop en-deçà de son taux d'intérêt actuel de 1,50 %, le plus bas niveau de son histoire.

AFP - La Banque centrale européenne (BCE) peut encore baisser ses taux, mais pas trop en-deçà de son taux d'intérêt actuel, historiquement bas à 1,50%, affirme mardi dans la presse Jürgen Stark, membre du directoire.

"Nous avons encore un peu de marge de manoeuvre pour baisser de nouveau les taux", a-t-il déclaré au quotidien économique Handelsblatt. "Mais, pour moi, le seuil n'est pas éloigné de celui que nous avons actuellement", a-t-il ajouté.

Début mars, la BCE a de nouveau abaissé ses taux, le principal descendant à 1,50% soit son plus bas niveau depuis la création de l'institution. Son président Jean-Claude Trichet avait déjà signalé que la Banque pourrait encore baisser ses taux, mais sans fixer de calendrier.

Plusieurs responsables ont de leur côté fait part de leur réticence à voir le taux descendre trop bas. Et ce, alors que la Réserve fédérale américaine a ramené ses taux proches de zéro et que la Banque d'Angleterre est en bonne voie de le faire.

Mais, "avec un taux trop bas, on ne réussira pas à réactiver le marché interbancaire", selon lui. "Les banques commerciales vont développer leurs activités seulement via la banque centrale", au lieu de se prêter à nouveau de l'argent entre elles, a-t-il dit.

"Malgré un taux directeur plus élevé, les conditions de financement dans la zone euro sont plus favorables qu'en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis", notamment pour les crédits aux entreprises à moyen et long terme, a aussi avancé M. Stark.

Les banques devraient d'aillleurs répercuter davantage les baisses de taux décidées par la BCE depuis le mois d'octobre pour les prêts aux ménages, a estimé le responsable.

Comme d'autres responsables de la BCE, Jürgen Stark ne voit aucune urgence à se lancer dans des mesures non conventionnelles, dites d'assouplissement quantitatif.

"Nous ne sommes pas dans une situation où nous devrions mettre en oeuvre immédiatement telle ou telle mesure", a-t-il estimé. Rien ne parle aujourd'hui pour ces mesures, selon lui, "tant que les risques de déflation sont très faibles".
 

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