
Presse française, Jeudi 10 novembre. Au menu de la presse française ce matin, la démission annoncée du président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, et la peur pour la survie de l’euro qui s’empare des pays de l’UE.
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La presse française revient largement ce matin sur la démission prochaine de Silvio Berlusconi.
Le Cavaliere est en une deLibération, avec ce titre lapidaire : "Ciao !". Au revoir Berlu, au revoir l’ "ère des scandales pour l’Italie". On y voit le président du Conseil de dos, ses cheveux teints et gominés, un physique sur lequel Silvio Berlusconi a misé …et c’est en partie pour cela, pour son goût pour l’apparence et pour la séduction que le Cavaliere a chuté.
L’édito, lui aussi sévère, titre "Dégage!" : une phrase que l’on a souvent entendue pour les révolutions arabes et qui s’applique aujourd’hui à de nombreux dirigeants européens. Mais contrairement au monde arabe dit Libé, ce ne sont pas ici les foules de manifestants en colère mais les marchés financiers qui ont crié "dégage !"…
Dégage… car les Italiens sont fatigués des "pathétiques facéties" de Berlusconi sur lesquelles le journal revient en page 4…visage lifté, blagues potaches, soirées ‘bunga bunga’, 24 procès qui l’attendent dans l’éventualité d’une tombée de son immunité…Silvio Berlusconi est devenu un "homme de plus en plus isolé" ; l’Italie ne cache plus son "dégoût"…le journal va même plus loin en disant qu’avec sa chute, c’est la chute de la "putanocratie"…un mot peu élégant à l’image du Cavaliere.
Le rideau se baisse donc sur Silvio Berlusconi… «enfin une bonne nouvelle pour l’euro» dit Le Monde, c’est même "LA contribution de Silvio Berlusconi à la sauvegarde de la monnaie unique". Car si les marchés ont paniqué c’est que le Cavaliere manquait de plus en plus de crédibilité pour mettre en œuvre les mesures d’austérité en Italie.
A voir aussi ce petit dessin de Plantu où l’on voit Berlusconi prendre ses valises, et quitter le lit où sont allongées pas moins de 4 femmes dénudées mais aussi un agent de notation qui brandit la note du Cavaliere : 0/20, pas plus… "pas de pot" s’exclame Silvio.
Même son de cloche dans le Figaro…qui revient aussi sur les frasques du Cavaliere, un "homme devenu la caricature de lui-même, l’incarnation de la faillite d’une élite européenne aussi arriviste que nombriliste". Alors dit le journal, "pour sauver la zone euro, le mieux que puisse faire Silvio Berlusconi c’est de s’en aller".
Car on a peur pour l’euro…«La peur du chaos» titrent les Echos en Une où l’on voit un Silvio Berlusconi la tête dans la main, visiblement très stressé face à la hausse vertigineuse des taux d’emprunts italiens à 10 ans, qui ont atteint un record : plus de 7%... "Insoutenable" selon le journal…Peur aussi face à l’affolement des bourses européennes fortement ballottées ces derniers jours.
Les Echos qui traitent aussi de la cote de confiance de Nicolas Sarkozy… qui contraste fortement avec celle de certains de ses homologues européens. Un sondage réalisé par le journal et par le CSA révèle un spectaculaire rebond de la popularité du chef de l’état : + 8 points en un mois…40% des francais disent lui faire confiance pour affronter les problèmes du pays…un sondage réalisé après l’annonce du 2eme plan de rigueur. Nicolas Sarkozy sait apparemment tirer son épingle du jeu en temps de crise… "conscient que le moment est crucial pour lui, il devrait intensifier ses déplacements" prédit le journal.
Et enfin cette petite histoire de Georges et Suzanne dans France Soir… qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts avec la crise et qui se remettent au travail…sauf qu’ils ont 84 et 81 ans respectivement. Ils ont décidé de rouvrir leur boulangerie d’antan qu’ils avaient ouvert une première fois en 1955. Ils s’étaient mis à la retraite en 1999 mais aujourd’hui "vivre avec une retraite de 1000 euros à eux deux n’est plus possible" …Georges se lève donc désormais à 4 h du matin pour fabriquer ses 400 baguettes et au final il n’est pas mécontent : il ne voulait plus dit-il se «serrer la ceinture».
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