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Le XV de France défie les All Blacks sur leurs terres dans une finale de rêve à Auckland. Si les Bleus sont donnés perdants, FRANCE 24 vous donne cinq raisons de croire à la victoire des Tricolores.

Sous un ciel qui s’annonce clément dimanche à Auckland, la France affrontera la Nouvelle-Zélande en finale de la Coupe du monde de rugby. Comme à chacune de leurs confrontations, les Bleus sont donnés perdants face aux All Blacks. Mais les Bleus ont déjà prouvé à plusieurs reprises (1999 et  2007) qu'ils avaient les moyens de déjouer les pronostics. Voici donc cinq raisons de croire que les Bleus peuvent réaliser un exploit.

1- La France n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est au pied du mur

Depuis que Jeanne d’Arc a levé le siège d’Orléans en 1429, l’Histoire de France foisonne d’exemples de victoires remportées alors que le pays était au fond du trou. Il en est de même pour le sport. En 1998, les footballeurs d’Aimé Jacquet, acculés de toutes parts avant de débuter le Mondial, n’ont-ils pas terminé leur aventure en fanfare sur les Champs-Elysées ? En tennis, les Français Guy Forget et Henri Leconte n’ont-ils pas fait mentir les pronostics en s’imposant contre Pete Sampras et Andre Agassi, alors respectivement 6e et 10e au classement ATP, pour remporter en 1991 la première Coupe Davis française depuis 1932 ? Dimanche, la France est donnée perdante par la Terre entière. Faut-il y voir un signe avant-coureur ?

2- Qu’importe la manière pourvu qu’il y ait l’ivresse…

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Le XV de France se prépare pour la finale

Une victoire française à couteaux tirés face à l’Angleterre (19-12), une demi-finale que notre expert, Didier Camberabero, a qualifiée de "hold-up" contre le Pays de Galles  (9-8), le "winning ugly" (comprendre "gagner salement") a été la spécialité des Anglais lors des Mondiaux-2003 et 2007 ; il est devenu une mode française en 2011. De l’aveu de Fabien Barcella, le pilier de l’équipe de France en demi-finale, les Français ont "joué comme une bonne équipe de Fédéral (3e division du championnat français, NDLR)". Depuis le premier match de ce Mondial, les Bleus ont davantage brillé par leur courage que par leur légendaire "French Flair ". Oui, mais dans "gagner salement", il ne faut pas oublier le mot "gagner", qui est, in fine, le but de tous les sports. Qui contesterait la manière si, dimanche, les Bleus soulevaient le trophée Webb Ellis ?

3- Une défense de fer

S’il y a un domaine dans lequel le XV tricolore a progressé durant cette coupe, c’est en défense. À l’instar de Morgan Parra face aux Gallois, les Bleus ont appris à mieux resserrer les intervalles lors des percées adverses. Preuve en sont les statistiques. Lors du match de poule face aux "Néo-Z" (défaite 37-17), les Bleus ont subi dans les impacts et manqué énormément de plaquages (18 pour un total de 88). Face aux Gallois, ils ont effectué 130 plaquages pour seulement 9 manqués. Trois pénalités – et un peu de réussite – plus tard, ils se qualifiaient en finale.

4- Les avants français

Ils sont la clé de voûte de cette équipe. Lors de son accession en 2007, Marc Lièvremont avait promis du jeu de passes et un retour au "rugby champagne". Finalement, les Bleus, avec leur pack emmené par William Servat, dit la "Bûche", se sont orientés naturellement vers un rugby de conquête, certes moins alléchant, mais efficace (lire raisons 1 et 2).

5- La pression est sur les All Blacks

Vingt-quatre ans que les quatre millions d’habitants du pays du long nuage blanc attendent que leur équipe remporte une deuxième Coupe du monde. Si certains des 30 joueurs de Graham Henry n’étaient pas encore nés en 1987, tous savent le poids qui est sur leurs épaules. Et si jouer à domicile peut être un avantage, dans certains cas, cela peut être un sérieux handicap. Réponse : dimanche à 10h.