La coalition yéménite a accepté, trois jours après le président Saleh, le plan de sortie de crise mis au point par les monarchies du Golfe. Il prévoit notamment sa démission et un gouvernement d'union, jusqu'ici refusé par l'opposition.
REUTERS - L'opposition yéménite a finalement accepté le plan de sortie de crise présenté par les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et participera à un gouvernement de transition, a-t-on appris lundi de source proche de l'opposition.
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La coalition qui réclame le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans, avait salué samedi la médiation du CCG mais, en désaccord sur certains points, avait alors refusé de participer pas à un gouvernement d'union nationale.
Des manifestations inspirées des soulèvements qui ont renversé les dirigeants tunisien et égyptien en début d'année se poursuivent depuis plus de deux mois au Yémen.
Le plan de sortie de crise présenté la semaine dernière prévoit un transfert du pouvoir en trois mois. Les six Etats membres du CCG, alliance régionale militaire et politique, demandent au président Saleh de remettre les rênes du pays à son vice-président dans le délai d'un mois après la signature d'un accord.
Un responsable de l'opposition devrait prendre la tête d'un gouvernement intérimaire chargé de préparer l'élection présidentielle deux mois plus tard.
Le projet accorde l'immunité à Saleh, à sa famille et à ses conseillers qui ne pourraient pas faire l'objet de poursuites judiciaires comme le réclament leurs adversaires.