
Des sympathisants démocrates s’organisent et décrochent leur téléphone pour appeler le plus grand nombre d'indécis à voter démocrate le 2 novembre. Mais à deux semaines du vote, peu de bénévoles répondent présents. La magie Obama semble ne plus opérer.
REUTERS - A deux semaines des élections de mi-mandat, Barack Obama est allé faire campagne dans l'Ohio où il s'est efforcé de relancer la dynamique de 2008 qui l'a conduit à la Maison blanche.
Malmené par la crise économique et un chômage proche de 10% de la population active, le Parti démocrate pourrait perdre sa majorité à la Chambre des représentants ou au Sénat, voire même dans les deux, au soir du 2 novembre.
"Tout le monde disait: 'Non, vous ne pouvez pas', et en 2008, vous leur avez montré: 'Oui, on peut!' (Yes, we can!)", a lancé le président des Etats-Unis, s'adressant d'une voie
enrouée aux 35.000 personnes rassemblées pour un meeting en plein air à l'université de Columbus.
"Soyons honnêtes, c'est un scrutin difficile", a-t-il toutefois reconnu. Dans l'Ohio, Rob Portman, candidat républicain au Sénat, dispose d'une avance à deux chiffres sur
son rival démocrate Lee Fisher. Le gouverneur sortant, Ted Strickland, est quant à lui devancé de six points par le conservateur John Kasich.
Fait sans précédent depuis deux ans et signe de l'enjeu, Michelle Obama a accompagné son époux dimanche dans cet Etat clé qui jouera un rôle important en 2012, lorsqu'il briguera un deuxième mandat.
Les électeurs, a-t-il lancé à la foule, devront choisir le 2 novembre d'aller de l'avant ou de battre en retraite en optant pour un Parti républicain responsable, selon lui, d'une crise
économique sans précédent depuis la grande dépression de 1929.
Ses représentants n'ont pas fait de "retraite dans le désert" pour méditer et réviser leurs positions, a insisté Barack Obama.
Ils n'hésiteront pas à déréguler pour le compte "des compagnies d'assurance qui refusent de prendre les dépenses de santé en charge quand vous êtes malades, pour celui des
compagnies de crédit qui veulent gonfler vos taux d'intérêt ou des banques de Wall Street qui proposent des tas de produits dérivés qui font la ruine des marchés", a-t-il averti.
"Est-ce qu'on peut le faire? Etes vous motivés et prêt à y aller?", a quant elle lancé Michelle Obama. "Yes we can!", a répondu la foule.