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À Rome, Nadal vacille mais ne tombe pas face à Gulbis

À Rome, la finale sera 100 % espagnole. Rafael Nadal a réussi à se sortir du piège Gulbis et a battu le Letton en trois sets (6-4, 3-6, 6-4). Il rejoint ainsi un autre Espagnol, David Ferrer, en finale.

AFP - Rafael Nadal a relevé le défi du surprenant Letton Ernests Gulbis, concédant au passage son premier set de la saison sur terre battue, pour rejoindre David Ferrer dans une finale dominicale 100% espagnole au Masters 1000 de Rome.

"Ce fut un match très difficile. J'ai mal joué, encore moins bien que ces derniers jours", a déclaré Nadal au terme d'une lutte acharnée de 2 h 47 min conclue en trois sets, 6-4, 3-6, 6-4.

Le maître de la surface ocre a admis avoir été perturbé par la qualité du jeu et notamment la puissance du service de Gulbis, 40e mondial qui s'était offert Roger Federer au deuxième tour.

"Son service était très difficile à lire. Il a servi incroyablement bien durant toute la partie avec des balles à 215-220 km/h", a concédé le N.3 mondial.

"Je lui ai pris son service au premier jeu et j'ai dû attendre la dernier jeu pour obtenir mon second break", a poursuivi le Majorquin qui visera une 5e victoire à Rome lors des six dernières éditions, deux semaines après son 6e titre d'affilée à Monte Carlo.

Avantage Nadal

Gulbis, 21 ans, a fait vibrer le public romain à travers de ses 13 aces et 50 services gagnants. "J'ai donné le meilleur de moi-même, j'ai perdu mais je suis satisfait", a déclaré le Letton dont les 56 fautes directes (contre 23 à Nadal) ont pesé lourd particulièrement en fin de match.

Ferrer, tête de série N.13, disputera pour la première fois de sa carrière la finale d'un Masters 1000, après avoir disposé de Verdasco (7-5, 6-3), finaliste à Monte Carlo il y a deux semaines (défaite contre Nadal) et vainqueur à Barcelone dimanche dernier.

Ferrer a concédé avoir "joué très mal" et s'être senti "très nerveux" durant le premier set, lorsqu'il était mené 5-1 avant d'aligner huit jeux pour empocher la manche initiale et débuter la suivante sur un break.

"J'étais peut-être plus décontracté dans la deuxième manche et je sentais mieux mes coups", a-t-il estimé, alors que son adversaire concédait avoir manqué de jus après le marathon de trois heures nécessaire, vendredi, pour se défaire du Serbe Novak Djokovic, N.2 mondial.

En finale, Nadal partira avec l'avantage de 10 victoires sur Ferrer en 13 précédentes confrontations dont la dernière en demi-finale à Monte Carlo.