
Grand reporter à FRANCE 24, Lucas Menget est de retour à Bagdad pour couvrir les élections législatives dans ce qui fut un jour la ville des mille et une nuits. Voici son carnet de route sur la situation dans la capitale irakienne.
Ce soir, et pour 36 heures, l'Irak est fermé. Pas un avion ne décolle ou atterrit. Pas de passages aux frontière terrestres et maritimes. Le pays est bouclé. C'est le couvre-feu électoral.
Par la fenêtre de l'hôtel, les ponts de Bagdad sont illuminés comme à la fête, mais vides. Seule une voiture de police, avec ses gyrophares rouges, traverse dans un sens puis dans l'autre le Pont Al Rashid, comme pour s'assurer que personne, vraiment personne, n'a envie de traverser le Tigre à une heure et demie du matin.
Du coup, les chiens errants sont heureux. Enfin la rue est à eux, comme aux heures noires de la guerre civile quand ils régnaient en maîtres.
Dans moins de 6 heures, les bureaux de vote ouvrent leurs portes. Les Irakiens, malgré la menace des insurgés, iront voter.
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