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En Allemagne, un militant du climat soupçonné après les actes de sabotage sur des postes électriques

La police allemande est à la recherche d'un militant du climat, principal suspect dans l'affaire des actes de sabotage qui ont ciblé plusieurs installations du réseau électrique de l'ouest de l'Allemagne depuis le début de la semaine. L'enquête suit toujours deux pistes : "un possible motif d'extrémisme de gauche et un sabotage éventuellement téléguidé par un État étranger".

Des poteaux électriques à proximité de la centrale à lignite exploitée par le géant allemand de l'énergie RWE près de Niederaussem, une localité de la commune de Bergheim, dans l'ouest de l'Allemagne, le 12 novembre 2025. © Ina Fassbender, AFP

Un militant "extrémiste" du climat en fuite est suspecté d'être l'auteur d'actes de sabotage commis sur le réseau électrique allemand depuis le début de la semaine, a affirmé vendredi 4 septembre le ministre allemand de l'Intérieur, Alexander Dobrindt.

La police recherche "un homme de 48 ans" originaire de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où ont eu lieu la plupart des faits, et qui "aurait rédigé une lettre de revendication qui aurait été authentifiée", a déclaré de son côté le ministre de l'Intérieur de cette région, Herbert Reul, lors de leur point-presse commun à Düsseldorf.

Lors de la perquisition de son logement situé dans la même région, la police a trouvé "des substances suspectes ou des objets suspectés d'être des explosifs", a indiqué Herbert Reul.

Attaques répétées

L'enquête "pour sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel" suit deux pistes, a aussi dit le ministre régional : "un possible motif d'extrémisme de gauche et un sabotage éventuellement téléguidé par un État étranger", a-t-il annoncé.

"À ce stade, il faut partir du principe qu'il s'agit ici d'extrémisme climatique", a affirmé Alexander Dobrindt, un ministre conservateur.

Ces derniers mois, l'Allemagne a été confrontée à des attaques répétées contre ses infrastructures énergétiques, certaines ayant été revendiquées par des militants d'extrême gauche.

Le 3 janvier, l'incendie criminel d'une installation électrique revendiqué par le groupe "Vulkangruppe" ("le groupe Volcan") avait plongé dans le noir plus de 100 000 personnes à Berlin. L'enquête est à la peine depuis.

Cette récente série d'attaques présumées a encore accentué le climat de vigilance vis-à-vis des infrastructures critiques du pays, déjà exacerbé par les actes de sabotage et d'espionnage dont Berlin accuse Moscou depuis le début de la guerre à grande échelle en Ukraine.

Avec AFP