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"Délinquante", "privilégiée" : les critiques fusent à gauche après la condamnation de Marine Le Pen
La condamnation en appel de Marine Le Pen à un an de prison sous bracelet électronique et à 15 mois d'inéligibilité, déjà purgés, a suscité mardi de vives réactions de la gauche. Le président du groupe PS à l'Assemblée, Boris Vallaud, l'a qualifiée de "délinquante". Emmanuel Macron a quant à lui refusé de commenter la décision de justice.
Marine Le Pen quitte la salle d’audience après le verdict rendu dans le cadre du procès en appel des assistants d'eurodéputés RN, à la Cour d’appel de Paris, le 7 juillet 2026. © Dimitar Dilkoff, AFP

Les réactions sont unanimes dans les rangs de gauche. Ses principaux dirigeants n'ont pas retenu leurs coups mardi 7 juillet contre Marine Le Pen, une "délinquante", dixit le patron des députés PS Boris Vallaud, après la décision de la cour d'appel de Paris, l'écologiste Marine Tondelier jugeant le port du bracelet électronique "peu compatible" avec une candidature présidentielle.

Marine Le Pen "est une délinquante, voilà la seule conclusion qu'on peut tirer de cette décision de justice, (...) elle est coupable de détournement de fonds publics et le RN a été condamné pour détournement de fonds publics. (...) Elle est coupable et c'est une délinquante", a asséné le président du groupe PS à l'Assemblée, Boris Vallaud.

"Après, c'est à elle que se pose la question de savoir si, quand on est coupable, on se présente aux électeurs", a ajouté le député des Landes.

"Quand on est candidat à la plus haute fonction présidentielle, on doit pouvoir se montrer exemplaire, ce qui n'est pas le cas", a pour sa part estimé le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

La justice a ouvert la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement 15 mois ferme, déjà purgés. Mais la dirigeante d'extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation. Or, elle avait récemment conditionné une telle candidature à une liberté de mouvement totale, incompatible selon elle avec le port d'un bracelet.

Une "privilégiée" qui a "bénéficié d'une grande mansuétude"

Marine Le Pen doit s'exprimer dans le journal de 20 h de TF1, où elle devrait annoncer sa décision, a confirmé auprès de l'AFP l'un de ses proches.

"Une telle condamnation, quel que soit l'aménagement de la peine, ne peut permettre de se présenter devant les Français", a pointé le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel.

Marine Le Pen est une "privilégiée" qui a "bénéficié d'une grande mansuétude" de la part de la justice, "notamment en passant aussi rapidement en appel", a de son côté estimé sur X la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier. "Les restrictions du bracelet électronique" semblent "peu compatibles avec une campagne présidentielle", a ajouté l'élue du Pas-de-Calais, terre d'élection de la leader du RN.

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"Comment imaginer une candidate à l'élection présidentielle qui fait campagne avec ce boîtier à la cheville ? C'est le marqueur du degré de corruption de la nation", a abondé le député François Ruffin.

Interrogé depuis la Syrie, Emmanuel Macron a refusé de s'exprimer sur la réduction de la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen, qui a ouvert la voie à sa potentielle candidature.

"Ce qui est sain pour la démocratie, c'est que le président de la République ne commente pas les décisions de justice, donc je vais m'en tenir à cette grammaire, qui plus est à l'étranger", a-t-il répondu, questionné à ce sujet lors d'une conférence de presse avec le président syrien Ahmed al-Charaa.

Avec AFP