
Le 30 juin 2026, à Monaco, des démineurs interviennent le lendemain d'un attentat présumé à la bombe dans le hall d'un immeuble résidentiel. © Valery Hache, AFP
L'enquête sur l'attaque à l'engin explosif lundi soir à Monaco a été ouverte pour "tentative d'assassinat" et une "qualification terroriste" n'est pas retenue à ce stade, a déclaré mardi 30 juin le procureur général de la principauté, Stéphane Thibault.
Il s'est toutefois refusé à confirmer l'identité de la cible présumée, selon plusieurs sources un richissime homme d'affaires d'origine ukrainienne, Vadim Ermolaev, résident permanent à Monaco.
L'attaque a fait trois blessés directs, un homme grièvement blessé mais dont les jours ne sont plus en danger mardi, une femme dont le pronostic vital "est toujours engagé" et un adolescent, plus légèrement blessé, a précisé le procureur.
L'enquête de flagrance, confiée à la sûreté publique et à la police judiciaire, a été ouverte "des chefs de tentative d'assassinat et de dépôt sur la voie publique de substances ou engins explosifs", a annoncé mardi en conférence de presse le procureur général de la principauté.
"Ce n'est donc pas une qualification terroriste et j'insiste là-dessus, nous n'avons pas pour l'instant les éléments pour retenir cette qualification", a-t-il souligné.
Rappelant les faits, il a indiqué que, lundi soir, juste avant 21 heures, "un homme seul" s'était présenté devant l'immeuble, déposant "un colis qui est en cours d'identification."
Peu de temps après, "les trois occupants de l'appartement du rez-de-chaussée" arrivent et le colis explose.
Quant à la cible présumée de cette attaque, il a indiqué que l'homme était résident monégasque depuis au moins 2021. "Nous n'avons aucune enquête le concernant à Monaco, et à notre connaissance il n'est pas recherché par une autorité étrangère."
Alors que l'auteur de l'attaque est toujours en fuite, le procureur a indiqué que les services monégasques et les autorités françaises étaient "à sa poursuite pour l'identifier et l'interpeller, j'espère, rapidement."
Il n'était pas en mesure de dire si l'assaillant avait bénéficié d'une aide pour s'enfuir.
"C'est (à la) limite avec Beausoleil, donc il s'est enfui a priori par voie pédestre et les policiers français qui sont limitrophes sont aussi intervenus pour l'identifier et essayer de remonter sa course. C'est en cours d'investigation", a complété le magistrat.
Avec AFP
