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Sud-Liban : Netanyahu affirme que des villages chrétiens ont "demandé à être annexés" à Israël
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré dimanche que plusieurs villages chrétiens au Sud du Liban ont "demandé à être annexés" à l'État hébreu. Sur la chaîne américaine Fox News, il explique que cette requête est une protection contre le Hezbollah pro-iranien.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu prend la parole lors d'une cérémonie dans un aéroport désaffecté de Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée par Israël, le 5 juillet 2026. © Ilia Yefimovich, AFP

Benjamin Netanyahu a affirmé, dimanche 5 juillet sur Fox News, que certains villages chrétiens du Sud du Liban avaient demandé à l'État hébreu d'être "annexés". Le nom de ces villages n'a pas été donné. Selon lui, les habitants cherchent à se protéger contre le Hezbollah pro-iranien.

Parmi les "villages chrétiens au Liban, certains ont même demandé à être annexés à Israël, parce que nous les protégeons contre les fanatiques du Hezbollah qui veulent les tuer. Et nous faisons la même chose avec les chrétiens partout", a-t-il déclaré dans l'émission "The Sunday Briefing".

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars, lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël en soutien à l'Iran, visé par une offensive américano-israélienne.

Israël a répliqué par d'intenses bombardements et une invasion terrestre du sud du Liban. Il occupe désormais une partie du sud du Liban près de la frontière.

Depuis le début de la guerre, certains villages chrétiens ont subi des bombardements israéliens qui les ont endommagés, jetant leurs habitants sur les routes.

Mais la plupart sont restés habités malgré les appels israéliens à évacuer. L'armée israélienne avait mis en garde plusieurs villages à majorité chrétienne de ne laisser ni entrer ni rester des inconnus, pour leur propre sécurité.

Une rencontre Trump-Netanyahu

Dans un discours prononcé lors d'une cérémonie dimanche, Benjamin Netanyahu a répété que l'armée maintiendrait sa présence "aussi longtemps que nécessaire afin de protéger les habitants du nord et l'ensemble des citoyens d'Israël".

Sur Fox News, il s'est aussi exprimé sur ses désaccords avec Donald Trump concernant le protocole d'accord signé le 17 avril entre Washington et Téhéran en vue d'un règlement durable du conflit régional, et incluant le Liban. 

"Nous avons une excellente relation, qui est définie, comme je l'ai dit, entre alliés", a déclaré Benjamin Netanyahu : "99 % du temps, nous sommes sur la même longueur d'onde, mais comme dans toute famille, toute amitié proche, il y a parfois des divergences d'opinion, et nous en discutons ouvertement" et "nous les réglons généralement aussi". 

La veille, le site américain Axios a cité Donald Trump disant que Benjamin Netanyahu savait "qui est le patron". Donald Trump a récemment plusieurs fois critiqué Benjamin Netanyahu, quand la guerre menée par Israël contre le Hezbollah a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Les deux hommes doivent se rencontrer prochainement à Washington.

Le lieutenant-général Eyal Zamir, qui dirige l'armée israélienne, a de son côté juré dimanche, lors d'une visite auprès de ses troupes au Liban, qu'elle "continuera à agir de façon décisive contre les menaces venant du territoire libanais, et se tient prête à passer rapidement à des opérations offensives si la trêve était violée". 

Avec AFP