
L'Anglais Harry Kane s'entraîne lors d'une séance de préparation en vue du match des huitièmes de finale de la Coupe du monde de football opposant l'Angleterre au Mexique, à Mexico, le samedi 4 juillet 2026. © Eduardo Verdugo, AP
Un défi de taille. Contrainte de se déplacer à Mexico pour affronter l'un des coorganisateurs de la compétition, l'équipe d'Angleterre espère dimanche 5 juillet se frayer un chemin vers les quarts de finale du Mondial-2026, poussés par plus de 80 000 personnes dans le mythique stade Azteca.
Un stade que les Anglais n'ont pas fréquenté depuis leur défaite historique face à l'Argentine de Diego Maradona (2-1), et sa "main de Dieu" le 22 juin 1986.
Au-delà de la ferveur qui accompagne le parcours d'"El Tri", l'Angleterre devra surmonter les effets de l'altitude (2 200 m) qui brouillent les repères et rendent pénible tout effort physique.
Cet environnement hostile accueille une équipe en quête de repères, qui reste sur un 16e de finale pénible face à la RD Congo (2-1). Face à la solidité de la sélection de Javier Aguirre, et au talent de son attaquant Julián Quiñones, les Anglais peuvent s'appuyer sur leur atout N.1, Harry Kane, au sommet de son art à 32 ans.
Le joueur du Bayern Munich a déjà marqué à 72 reprises cette saison, dont cinq fois depuis le début du Mondial, avec un doublé salvateur au tour précédent en fin de match contre la RD Congo. L'avenir des "Three Lions" dépend peut-être de sa réussite.
"Match emblématique"
Après être arrivée vendredi à Mexico, l'équipe d'Angleterre s'est entraînée dans le complexe du Pumas UNAM, leur premier contact avec l'altitude élevée avant d'affronter une équipe du Mexique invaincue et soutenue à domicile par de nombreux supporters.
"Nous sommes dans un lieu iconique, dans un stade iconique, pour un match d'ampleur, une rencontre quitte-ou-double face au Mexique à l'Azteca", a dit le sélectionneur Thomas Tuchel. "C'est un match emblématique et un cadre imposant, et nous en sommes bien conscients."
Thomas Tuchel a égaiement écarté l'idée d'un mauvais accueil pour son équipe face à des joueurs mexicains jouant chez eux devant leur public.
"Je ne m'attends pas à un environnement hostile. Je pense qu'il y aura beaucoup d'émotion et beaucoup de soutien pour le pays organisateur. L'altitude, c'est comme ça. La foule du pays hôte, c'est comme ça", a-t-il dit.
"Nous devons surmonter les obstacles, mais nous avons le moral, l'engagement, la volonté pure et le ciment dans l'équipe pour dépasser ces choses", a-t-il ajouté.
Avec AFP
