
Donald Trump et Xi Jinping à Pékin le 14 mai 2026. © Brendan Smialowski, Reuters
La Chine a annoncé, lundi 22 juin, sanctionner des dizaines d'entreprises américaines, notamment des secteurs de la défense et de l'aéronautique, un mois après la visite à Pékin du président Donald Trump censée œuvrer à la détente entre les deux puissances.
Les autorités chinoises ont présenté ces mesures en partie comme une riposte à une liste noire d'entreprises chinoises publiée par le ministère américain de la Défense.
Le Pentagone avait publié il y a deux semaines l'actualisation d'une liste de dizaines d'entités considérées comme des "compagnies militaires chinoises" opérant directement ou indirectement aux États-Unis. Il avait notamment ajouté les géants chinois Alibaba (commerce en ligne), Baidu (internet) et BYD (voitures électriques) à une liste antérieure.
En représailles, la Chine a annoncé lundi placer dix entreprises et entités américaines sur la liste des organisations vers lesquelles elle interdit les exportations à potentiel double usage civil et militaire.
46 entreprises américaines exclues des marchés publics chinois
"Il est interdit à toute organisation ou à tout particulier de tout pays ou de toute région de transférer ou de fournir à ces entités des articles à double usage originaires de Chine ; toute activité d'exportation en cours doit cesser immédiatement", a indiqué le ministère du Commerce dans un communiqué. Parmi les entreprises visées figurent AVEOX et Red Cat.
Ces mesures ont été prises en "réponse à l'acte inadmissible du gouvernement américain consistant à ajouter de nouvelles entités à sa soi-disant 'liste des entreprises militaires chinoises'", a déclaré un porte-parole du ministère du Commerce dans un autre communiqué.
La Chine a également annoncé lundi interdire à ses administrations publiques et ses collectivités locales d'acquérir les produits de 46 entreprises américaines lors de la passation de marchés publics. "Les acheteurs ne sont pas autorisés à acquérir des produits fabriqués" par ces entreprises, a expliqué le ministère des Finances dans un communiqué. Sont notamment visées plusieurs entités de Lockheed Martin et de Raytheon, ainsi que la branche espace, défense et sécurité de Boeing.
Avec AFP
