
Le sélectionneur de l'Angleterre, Thomas Tuchel, lors de l'annonce de la composition de l'équipe d'Angleterre pour la Coupe du monde, à Londres, le vendredi 22 mai 2026. © John Walton, AP
Choc de l'autre côté de la Manche. Au royaume du football, en quête d'un premier titre depuis le Mondial 1966, ce sont les absents qui font le plus parler : l'Angleterre ira aux États-Unis sans Trent Alexander-Arnold, Phil Foden et Cole Palmer, des choix forts signés Thomas Tuchel.
La fédération anglaise a dévoilé la liste de 26 joueurs retenus dans un clip vidéo reprenant le tube "Come Together" des Beatles, et l'ambiance ne pouvait pas être plus rock 'n' roll.
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Accepter Gérer mes choixTuchel a fait du Tuchel : fidèle à ses principes, à l'image qu'il se fait d'un collectif, le technicien allemand a tranché dans le vif quitte à se rendre impopulaire, ce qui lui sera pardonné en cas de sacre, le 19 juillet.
"Dès le premier jour, nous avons été très clairs sur le fait que nous cherchons à sélectionner et à construire la meilleure équipe possible, ce qui ne signifie pas forcément choisir les 26 joueurs les plus talentueux", s'est-il justifié en conférence de presse.
Au final, "je peux assurer à chaque supporter que nous avons 26 joueurs à 100 % engagés avec nous, qui connaissent leur rôle, qui sont prêts à l'assumer sur et en dehors du terrain, et qui sont prêts et déterminés à adhérer à l'esprit d'équipe".
Une concurrence féroce en attaque
Le symbole ultime de ces choix osés s'appelle Trent Alexander-Arnold. Âgé de 27 ans, il est une des stars du Real Madrid, un passeur hors pair au profil offensif, mais jugé inconsistant dans ses tâches défensives.
À ce poste, Tuchel entend sûrement titulariser Reece James, si le capitaine de Chelsea met ses blessures régulières de côté, ou Tino Livramento (23 ans) de Newcastle, à moins que le polyvalent arrière central Jarell Quansah (Leverkusen) ne s'impose.
En attaque, la concurrence féroce a également été fatale à Cole Palmer et Phil Foden, deux éléments brillants mais à l'influence déclinante cette saison, avec Chelsea et Manchester City. Morgan Gibbs-White, très performant avec Nottingham Forest, n'est pas non plus du voyage.
La fonction de n°10 reviendra à Jude Bellingham ou à Morgan Rogers, joueurs du Real Madrid et d'Aston Villa respectivement.
L'expérience et le leadership ont profité à John Stones et Jordan Henderson, mais pas à Harry Maguire, malgré ses 66 sélections et trois grands tournois disputés (Mondiaux en 2018 et 2022, l'Euro en 2021).
"La décision m'a laissé sous le choc et complètement abattu", avait réagi le défenseur de Manchester United, dès jeudi sur les réseaux sociaux, après avoir reçu un coup de fil du sélectionneur.
L'invité surprise d'Al-Ahli
La surprise du chef, c'est Ivan Toney. L'avant-centre de 30 ans a joué moins de dix minutes avec les Three Lions depuis l'arrivée de Tuchel, mais il sort d'une saison à 32 buts en 32 matches dans le championnat saoudien avec Al-Ahli.
L'ancien joueur de Brentford est appelé à être une doublure du capitaine Harry Kane au poste de n°9, avec Ollie Watkins.
Arsenal, tout frais champion d'Angleterre et finaliste de la Ligue des champions, enverra quatre représentants aux États-Unis : Declan Rice, Bukayo Saka, Noni Madueke et Eberechi Eze.
Ce groupe "très équilibré", dixit Tuchel, tentera cet été d'offrir enfin à l'Angleterre, berceau du football, le titre qu'elle attend désespérément depuis le Mondial-1966 organisé sur son sol.
Le patron de l'équipe, lui, s'avance vers le tournoi nord-américain "avec de l'appétit, de l'enthousiasme, en compétiteur". "C'est ainsi que je veux que l'équipe joue, qu'elle progresse, et c'est pour cela que nous avons choisi ce groupe."
Kane et ses coéquipiers lanceront leur campagne le 17 juin contre la Croatie à Dallas, avant d'affronter le Ghana et le Panama dans le groupe L.
Avec AFP
