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Les Émirats dénoncent une "agression inacceptable" après une frappe de drone sur un site nucléaire
La frappe de drone, qui a provoqué un incendie dimanche près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Émirats arabes unis, "constitue une escalade dangereuse, un acte d'agression inacceptable et une menace directe à la sécurité du pays", a estimé le ministère émirati des Affaires étrangères. 
Vue d'ensemble de la centrale électrique située dans la région occidentale d'Al Dhafra, à Abu Dhabi, sur la côte du golfe, le 13 février 2020. © Handout picture from the media office of the Barakah Nuclear Power Plant via AFP

Une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Émirats arabes unis a provoqué un incendie, dimanche 17 mai. 

La frappe n'a pas fait de blessés ni provoqué de hausse de la radioactivité, mais les autorités ont dénoncé une "escalade dangereuse". Celle-ci "constitue une escalade dangereuse, un acte d'agression inacceptable et une menace directe à la sécurité du pays", a estimé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, affirmant qu'"aucune menace à la sécurité et à la souveraineté ne serait tolérée, qu'importe les circonstances".

Sans accuser nommément l'Iran, qui a frappé des pays de la région à plusieurs reprises depuis le début du conflit, un conseiller du président émirati a dénoncé une attaque "terroriste", semblant suggérer une implication de Téhéran.

Mais Anwar Gargash, conseiller du président, a dénoncé une attaque "terroriste", semblant suggérer une implication de l'Iran. L'attaque, "qu'elle ait été menée par l'auteur principal ou par un de ses agents, représente une escalade dangereuse", a-t-il estimé sur X.

Abou Dhabi a accusé à plusieurs reprises l'Iran d'avoir mené des frappes depuis le cessez-le-feu du 8 avril, qui a mis fin aux hostilités opposant la République islamique à Israël et aux États-Unis.

Le chef de la diplomatie émiratie, Abdallah ben Zayed, s'est entretenu par téléphone avec plusieurs de ses homologues de la région, dont ceux du Qatar et d'Arabie saoudite.

Il a dénoncé une "agression terroriste" et réaffirmé le droit de son pays "à répondre à cette attaque", selon son bureau.

De son côté, l'Arabie saoudite a évoqué une "menace pour la sécurité et la stabilité de la région".

Le drone qui a frappé les abords d'une centrale nucléaire aux Émirats arabes unis a traversé la frontière ouest du pays, ont affirmé les autorités émiraties, disant enquêter pour "déterminer l'origine des attaques".

Dans un communiqué, le ministère de la Défense indique que les systèmes de défense antiaérienne ont détecté "trois drones qui étaient entrés par la frontière occidentale", dont deux ont été interceptés avec succès, tandis que l'autre "a frappé un générateur électrique" près de la centrale de Barakah (ouest).

L'Agence internationale de l'énergie atomique a exprimé sa "profonde préoccupation".

Malgré ces tensions, la diplomatie n'est pas totalement éteinte et le ministre pakistanais de l'Intérieur, Mohsin Naqvi, dont le pays tente de jouer un rôle de médiateur, a rencontré à Téhéran le principal négociateur iranien et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Dans un message sur les réseaux sociaux à l'issue de cet entretien, ce dernier n'a pas prononcé de paroles d'apaisement.

"Certains Etats de la région pensaient que la présence des États-Unis leur apporterait la sécurité, mais les événements récents montrent que cette présence est non seulement incapable d'apporter la sécurité mais est en plus source d'insécurité", a dénoncé M. Ghalibaf.