logo

Attaque de feu contre défense de fer : PSG – Arsenal, ou le choc des styles en finale
Un an après son sacre, le PSG est déjà de retour en finale de Ligue des champions et affrontera Arsenal samedi 30 mai à Budapest. Entre l'attaque flamboyante de Luis Enrique et le bloc défensif de Mikel Arteta, ce choc s'annonce comme une opposition de styles radicale. Les Parisiens, portés par leurs attaquants, partent favoris pour un doublé historique.
Un an après leur-demi finale, le PSG affrontera Arsenal pour le doublé en Ligue des champions. © Thibaud Moritz, AFP

Après le festival offensif de sa demi-finale contre le Bayern Munich, le PSG défiera samedi 30 mai les Gunners d'Arsenal, au style plus prudent et défensif.

Une revanche de la demi-finale 2025

Après avoir écarté Chelsea, Liverpool et enfin le grand Bayern Munich, Paris devra se frotter à une nouvelle philosophie de jeu, celle du pragmatique Mikel Arteta, qui a ramené le club de Londres en finale après vingt ans d'absence. L'entraîneur espagnol est loin de prôner un jeu vers l'avant comme Vincent Kompany, le coach du Bayern. Il privilégie au contraire un bloc bas et solide pour défendre son but, une équipe difficile à manœuvrer et une configuration tactique que n'apprécie pas forcément le PSG.

Mais l'année dernière sur la route de son premier titre en Ligue des champions, le club parisien avait réussi à faire craquer à trois reprises la défense des Gunners en demi-finales (1-0, 2-1).

"Dans le fond, vous savez très bien qui j'ai envie d'affronter", a d'ailleurs glissé mardi le capitaine des Gunners, Bukayo Saka, en référence à la revanche souhaitée contre Paris.

Football champagne contre défense de fer

La rencontre du 30 mai sera logiquement une finale des contraires, entre le football champagne et virevoltant du PSG d'un côté, et de l'autre la maîtrise parfois excessive des Londoniens, proche du "Boring Arsenal" ("L'ennuyeux Arsenal" en français) des années 1990.

Le club au canon s'appuie sur un triangle défensif très solide et rarement fautif avec David Raya, William Saliba et Gabriel. En Ligue des champions cette saison, cette rigueur défensive à toute épreuve a abouti à neuf "clean sheets" (matches sans but encaissé) en quatorze matches, et seulement six buts encaissés (dont deux contre Almaty avec une équipe bis). À l'inverse, Paris est allé récupérer le ballon 22 fois au fond de ses filets.

Luis Enrique mise sur un pressing intense et haut et sur des transitions ultra-rapides, ce qui peut découvrir plus facilement sa défense, à l'inverse d'Arsenal, qui a éliminé en demi-finale l'Atlético Madrid à l'usure (1-1, 1-0). Mais l'histoire pourrait être différente à Budapest, car l'arrière-garde d'Arsenal devra faire face aux flamboyants attaquants parisiens Désiré Doué, Khvicha Kvaratskhelia et Ousmane Dembélé, qui ont encore brillé mercredi à l'Allianz Arena. Le Ballon d'Or avait d'ailleurs marqué le seul but en mai l'année dernière à l'Emirates Stadium.

Mais attention ! Les Gunners comptent aussi des attaquants capables de fulgurances, comme Bukayo Saka, Martin Odegaard, Eberechi Eze ou encore Max Dowman, très jeune joker de 16 ans. Viktor Gyökeres, moins en vue par certains moments, peut gêner la paire Marquinhos-Willian Pacho par son pressing.

En Europe, Arsenal en est à 29 buts cette saison, très loin des 44 unités du PSG, qui a joué deux matches de plus en barrages.

Paris favori ?

Toujours menaçants sur coups de pied arrêtés, leur spécialité, les Anglais pourraient faire mal au PSG sur ces séquences de jeu, même si Arsenal est moins efficace dans ce domaine depuis le début de l'année 2026.

Paris apparaît bien comme le favori de cette finale au regard du jeu étincelant retrouvé ces dernières semaines. Surtout, avec quasiment la même équipe que l'année dernière, les hommes de Luis Enrique ont l'avantage de l'expérience de ce rendez-vous au sommet, malgré leur jeunesse.

Au stade Ferenc-Puskas, ils auront le soutien de 17 000 supporters parisiens, dont une immense majorité d'abonnés (environ 36 000 au total). Le club, qui travaille à organiser une retransmission au Parc des Princes en plus d'une fan zone qui pourrait être mise en place à Paris, va lancer plusieurs vagues de mises en vente, avec l'idée de privilégier les plus fidèles de ses soutiens.

Avec AFP