
Lors de la demi-finale retour de Ligue des champions entre le Bayern Munich et le PSG, le 6 mai 2026. © Franck Fife, AFP
Après une première manche de légende ponctuée de 9 buts, le match retour entre le Bayern Munich et le PSG promettait des étincelles, mercredi 6 mai au soir, à l'Allianz Arena. Et c'est finalement Paris qui l'a emporté sur les deux matches (6-5) à l'issue d'une rencontre maîtrisée (1-1), validant ainsi son ticket pour la finale où il affrontera Arsenal, le 30 mai.
Une semaine après le 5-4 de folie du match aller, les deux équipes débutent ce match retour sans attendre. À ce jeu-là, les Parisiens frappent en premier... sur leur première occasion. Au départ d'un une-deux bien mené avec Fabian Ruiz, Khvicha Kvaratskhelia déborde sur son côté gauche et centre en retrait pour Ousmane Dembélé. L'international français, chirurgical, place son plat du pied sous la barre de Neuer (3e, 1-0) et inscrit son 7e but en 12 matches de Ligue des champions cette saison.
Côté Bayern, Michael Olise se montre remuant comme à son habitude mais il a face à lui un sérieux adversaire en la personne de Nuno Mendes. Le Parisien empêche plusieurs débordements de l'international français (8e, 13e) et parvient même à dévier sa frappe à quelques mètres du but de Safonov (14e) pour maintenir les siens devant au tableau d'affichage. De l'autre côté, Luis Diaz se montre discret en début de rencontre. Mais il peut mettre le feu à tout moment, comme sur cette action où il envoie Warren Zaïre-Emery dans le zig et dans le zag avant d'enrouler une frappe fuyant de peu le cadre parisien (22e). Michael Olise s'essaie lui aussi à la frappe enroulée, mais avec la même finalité (27e).
Le temps d'ajuster la mire, les Munichois s'en remettent à une décision arbitrale qui leur serait favorable... mais Joao Pinheiro ne l'entend pas de cette oreille : Joao Neves touche le ballon de la main sur un dégagement de Vitinha, le Bayern demande un penalty mais l'arbitre ne sanctionne pas la main parisienne (31e). Dans la foulée, l'international portugais passe à quelques centimètres de marquer le deuxième but du PSG sur un coup franc de Vitinha. C'était sans compter sur la superbe manchette à bout portant de Manuel Neuer pour maintenir les siens à flot (33e).
Plusieurs occasions manquées par le PSG mais l'essentiel est assuré
À l'image de son dernier rempart, le Bayern Munich n'abdique pas. C'est au tour de Jamal Musiala de tenter sa chance sur deux frappes en moins d'une minute (44e). Il bute d'abord sur Safonov avant de se montrer imprécis sur sa deuxième tentative. Les Parisiens rentrent au vestiaire avec deux buts d'avance sur l'ensemble des deux matches. Au début du second acte, le PSG contrôle le match et est imperméable défensivement. Les Munichois font tourner le ballon à la manière de handballeurs mais ne trouvent pas de faille à exploiter.
Paris est à l'affût du moindre contre et a l'occasion à plusieurs reprises de tuer tout suspense dans cette demi-finale. Désiré Doué, d'abord, tente une frappe soudaine mais Manuel Neuer repousse des deux poings (56e). Puis, Une minute plus tard, le portier allemand s'interpose du pied face à une frappe de Khvicha Kvaratskhelia qui semblait bien partie (57e). À côté, le Bayern doit se contenter d'une frappe écrasée de Stanisic facilement captée par Safonov (62e). Un danger bien moindre à côte de l'envolée en solo de Désiré Doué au milieu de quatre joueurs adverses, et dont la frappe croisée oblige Manuel Neuer à une parade difficile (64e).
Mais le Bayern Munich n'a pas dit son dernier mot : un petit but relancerait la fin de match, mais la reprise de Luis Diaz sur un centre d'Alfonso Davies est repoussée par Safonov (68e). Dans la foulée, Michael Olise parvient à trouver une faille mais sa frappe enroulée à ras de terre finit dans les bras du gardien parisien (70e). Dans les minutes suivantes, le PSG a plusieurs nouvelles occasions de prendre le large, mais ni Désiré Doué (71e et 76e) ni Khvicha Kvaratskhelia (79e) ni Nuno Mendes (83e) ne parviennent à cadrer leurs tentatives.
Il ne faudrait pas que le PSG regrette toutes ces opportunités gâchées... Harry Kane réduit finalement la marque en fin de rencontre (90e+4, 1-1). En vain : malgré cette égalisation sur le fil, Paris l'emporte 6-54 sur les deux rencontres. Il disputera sa deuxième finale consécutive face à Arsenal, le 30 mai. Et il aura l'occasion d'accrocher une deuxième étoile sur son maillot.
