
Le milieu de terrain anglais d'Arsenal, Bukayo Saka, célèbre son premier but lors du match retour de la demi-finale de la Ligue des champions de l'UEFA opposant Arsenal à l'Atlético de Madrid à l'Emirates Stadium, le 5 mai 2026. © Adrian Dennis, AFP
Indécise, âpre et intense. Comme à l'aller, c'est moins le spectacle que l'on retiendra de cette rencontre que l'abnégation de deux équipes qui ont fait de l'art de défendre leur principal atout. Et à ce petit jeu, c'est Arsenal qui a fini par prendre le meilleur sur l'Atlético Madrid mardi 5 mai à l'Emirates Stadium pour tenter sa chance en finale de la Ligue des champions.
À domicile, ce sont d'abord les Gunners qui tentent d'imprimer leur rythme dans cette demi-finale. Mais si les hommes d'Arteta confisquent le ballon, la possession s'avère bien souvent stérile. En face, l'Atletico se montre intraitable dans son pressing haut, à l'image d'un Griezmann mort de faim qui dépossède Eze du ballon mais est sanctionné pour une faute (6').
Sous les yeux d'un Diego Simeone toujours aussi agité le long de la ligne de touche, les Colchoneros font mieux que défendre. Dans ce premier quart d'heure, ils se procurent même les occasions les plus dangereuses par l'intermédiaire de Guiliano Simeone, le fils de l'entraîneur emblématique de l'Atletico : lancé par Griezmann, le jeune attaquant italo-argentin manque le cadre (8') puis bute sur la défense sur un centre dangereux en retrait (11').
Alors qu'Arsenal peine à ressortir le ballon, la révolte gronde dans les rangs des Gunners qui conservent la maîtrise du ballon mais manquent de créativité pour faire sauter le verrou madrilène.
La première alerte vient d'une frappe puissante à l'entrée de la surface du défenseur central brésilien Gabriel qui file à gauche de la cage d'Oblak (19').
Face à la discipline des défenseurs madrilènes, Arsenal se montre patient et les situations chaudes se multiplient : après une combinaison sur corner, Lewis-Skelly, le latéral de 19 ans, centre mais le ballon passe devant tout le monde en effleurant au passage le gant du portier madrilène.
En pointe, Viktor Gyökeres tente de peser sur la défense adverse mais a fort à faire, comme sur cette action où l'attaquant suédois finit par perdre le ballon face à trois défenseurs de l'Atletico (40')
À force d'erreurs et d'essais, des Gunners de plus en plus à l'aise techniquement finissent par trouver la faille juste avant la pause : Trossard hérite d'un centre, temporise puis déclenche dans la surface, obligeant Oblak à se détendre mais Saka surgit devant Le Normand pour envoyer le ballon au fond des filets. Une issue logique après une deuxième partie de première mi-temps mieux maîtrisée par Arsenal.
L'Atletico à l'assaut
Contraints de revenir au score, les coéquipiers d'Antoine Griezmann se montrent plus entreprenants sur le front de l'attaque au retour des vestiaires.
Parti à la limite du hors-jeu, Alavrez profite d'une erreur de la défense pour éliminer d'un jongle David Raya mais est rattrapé par la patrouille. Gabriel sauve les siens à la régulière malgré les protestations des Colchoneros qui réclament un pénalty (51').
L'Atlético Madrid repart à l'assaut avec une frappe dans la surface de l'ancien international français Antoine Griezmann repoussée par le gardien des Gunners. Dans la foulée, le "Petit Prince" est touché dans la surface mais l'arbitre siffle une faute antérieure commise sur un joueur d'Arsenal.
Les Anglais, eux aussi, excellent dans l'art de la défense. En Ligue des champions cette saison, les Londoniens n'ont encaissé que six buts en 13 rencontres, en comptant les deux contre les Kazakhs du Kaïrat Almaty (3-2) un jour où les titulaires étaient au repos.
Ce sont désormais les Colchoneros qui tentent de faire le jeu tandis qu'Arsenal attend un faux pas de son adversaire pour planter une deuxième banderille. Gyokeres est à un cheveu d'y parvenir mais sa reprise au point de pénalty passe au-dessus de la cage d'Oblak (66').
Les joueurs des deux équipes se jettent à corps perdu dans la bataille. L'intensité monte d'un cran. Les hommes de Diego Simeone font tout pour revenir au score mais sans succès, à l'image de cette frappe de Llorente, trop faible pour inquiéter David Raya (80'), ou encore cette tentative d'Alexander Sorloth dans la surface (86').
Le score en restera là. En obtenant son ticket pour la finale face au vainqueur du match retour entre le Bayern Munich et le Paris Saint-Germain, Arsenal confirme sa magnifique saison alors que le club londonien est bien placé pour remporter le titre en Premier League, 22 ans après le dernier en 2004.
En revanche, la désillusion est énorme pour l'Atlético qui rêvait d'une quatrième finale de Ligue des champions (après 1974, 2014 et 2016), une troisième avec Simeone sur le banc et une deuxième avec "Grizou" sur la pelouse.
