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RéessayerAlors que le Mali fait face à une situation sécuritaire critique deux semaines après des attaques coordonnées du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) et de la rébellion du Front de libération de l'Azawad (FLA), l'opposant en exil Étienne Fakaba Sissoko a estimé mardi 5 mai sur France 24 que "la junte est la seule responsable de la situation catastrophique" du pays.
"Tout le monde regrette ce qui s'est passé. C'est le sang des Maliens qui est en train de couler mais la responsabilité incombe à la junte", a fait valoir le porte-parole de la Coalition des forces pour la République (CFR). "C'est cette junte qui a rompu l'accord pour la paix et la réconciliation [accord de paix de 2015, conclu avec les indépendantistes du Nord, NDLR], qui est allée chercher des mercenaires qui se sont rendus coupables de toute sorte d'exactions et qui a dissous les partis politiques et réprimé de façon inconsciente."
Regarder "la réalité en face"
Créée en décembre 2025, la CFR appelle à la fin de la transition dirigée par Assimi Goïta, le chef de la junte au pouvoir au Mali, et exige le retour à l'ordre constitutionnel dans un pays où toutes les voix dissidentes ont été bannies.
Depuis, la Coalition des forces pour la République exige la fin de la transition et le retour à l’ordre constitutionnel, dans un pays où l’espace démocratique est verrouillé.
Étienne Fakaba Sissoko affirme qu'après les événements de ces dernières semaines "la junte doit partir [...] pour laisser place à l'inclusivité".
"Nous ne voulons pas être spectateurs de la descente aux enfers de notre pays. Nous ne cautionnons aucune la violence mais il faut regarder la réalité en face", a fait valoir l'économiste de formation, défendant un dialogue avec l'ensemble des acteurs, y compris le Jnim, affilié à Al-Qaïda, qui défend l'instauration de la charia dans toute la région.
