
Le paquebot MV Hondius accoste au large du port de Praia, au Cap-Vert, lundi 4 mai 2026. Les passagers n'ont pas été autorisés à débarquer. © Reuters - Stringer
La prochaine escale du navire de croisière frappé par un possible foyer d'hantavirus se précise. L'Espagne va accueillir le MV Hondius d'ici "3 à 4 jours" aux Canaries, a annoncé mardi 5 mai au soir le ministère espagnol de la Santé, précisant que "le port précis (d'arrivée) n'a[vait] pas encore été défini".
"Une fois sur place, l'équipage et les passagers seront dûment examinés, pris en charge et transférés vers leurs pays respectifs", a poursuivi dans un communiqué le ministère, selon qui les soins et les transferts "seront effectués dans des espaces et des moyens de transport spéciaux, aménagés ad hoc pour cette situation, en évitant tout contact avec la population locale".
D'après le ministère espagnol, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a expliqué que le Cap-Vert n'(était) pas en mesure de réaliser cette opération" et que les îles Canaries étaient "le lieu le plus proche disposant des capacités nécessaires".
"Le gouvernement a également accepté une demande officielle du gouvernement des Pays-Bas pour accueillir le médecin du MV Hondius, qui se trouve dans un état grave et qui sera transporté aux Canaries dans un avion médicalisé aujourd'hui", a-t-il par ailleurs précisé.
Le président régional des Canaries préoccupé
Plus tôt mardi, le ministère avait assuré qu'"aucune décision" ne serait prise sur l'accostage du navire de croisière frappé par un possible foyer d'hantavirus tant que "les données épidémiologiques" n'auront pas été analysées, peu après que l'OMS a affirmé que le gouvernement central à Madrid avait accepté de recevoir le paquebot aux Canaries.
"Tout est prêt pour la prise en charge, pour l'évaluation et, le cas échéant, pour la désinfection, si l'OMS le demande", avait de son côté déclaré à l'issue du conseil des ministres la porte-parole du gouvernement, Elma Saiz.
De Bruxelles, où il est en déplacement, le président régional des Canaries, Fernando Clavijo, avait, pour sa part, estimé que le bateau de croisière devait être "pris en charge là où il se trouve", au Cap-Vert, dans l'Atlantique, ou être redirigé vers "les Pays-Bas" parce qu'"il bat pavillon néerlandais".
"C'est une affaire qui nous préoccupe beaucoup", avait-il dit face à la presse.
Mardi, l'OMS a fait état de sept cas, deux confirmés en laboratoire et cinq suspects. Trois personnes sont mortes en lien avec le foyer identifié sur le navire de croisière néerlandais, un couple de septuagénaires néerlandais et un passager allemand.
Avec AFP
